Photo Roman / Volvo Ocean Race

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Morbihan : Le coeur de la course au large

Yann Penfornis, directeur de Multiplast : « C’est ici que ça se passe »

Sommaire

« Le chantier est né à Lorient en 1980, mais il est venu s’installer rapidement à Vannes pour être au bord de l’eau car les multicoques que nous construisions n’étaient pas transportables. On a ouvert en septembre un nouveau bâtiment car le précédent avait été conçu pour 50 personnes, et nous sommes plus de 100 aujourd’hui ! Nous avons donc construit 3 000 m² sur deux halls pour accueillir la direction, les services administratifs ainsi que le service de la recherche, mais aussi la production. Cette nouvelle construction accompagne notre développement, car nous allons notamment vers l’aéronautique et la formation. Nous avons ouvert notre propre centre de formation en 2014.

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Bruno Peyron

Nous sommes avant tout constructeur de bateaux de compétition : les bateaux de la Volvo Ocean Race, des monocoques de 65 pieds très rapides, ceux du Vendée Globe, un maxi catamaran pour Bruno Peyron, Groupama Team France de la Coupe de l’America. Ici, nous sommes au cœur de l’activité course au large : il existe un véritable écosystème, une filière structurée animée notamment par le département depuis 10 ans, et par Vannes qui vient de constituer un pôle d’excellence dans le domaine de la conception et de la production nautique dédiée à la compétition. Nous avons à proximité les meilleurs cabinets d’architectes navals mondiaux et la branche compétition du voilier North Sails. Et c’est très important, pour nous, cette proximité. La course au large, c’est ici que ça se passe.

Cependant, nous devons diversifier notre activité : il est dangereux aujourd’hui d’être monoproduit, les bateaux de courses vivent des cycles de 3 ou 4 ans, au rythme des grandes courses au large. On ne sait pas ce qu’on aura comme commandes dans un an, les teams dépendent beaucoup des sponsors, le marché est très aléatoire. On peut dire que c’est un miracle qui dure ! On doit se déployer davantage sur des marchés avec des rythmes différents. Ça peut être la fabrication de pièces composites de série dans d’autres domaines comme l’aéronautique, le luxe ou le BTP. Nous avons récemment construit le dôme doré de l’église orthodoxe de Paris… Enfin, nous misons beaucoup sur l’export, notamment grâce à la création du groupe Carboman, qui nous permet d’être présent dans quatre  pays européens ».

Anne-Laure Jaouen
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