Marché immobilier. Les Parisiens ont une tête de Bretons

La ruée vers l’ouest ! La Covid a accentué l’attrait pour la Bretagne, déjà bien engagé depuis plusieurs années. Et dopé maintenant par le souhait de nombreuses familles de se mettre au vert, en abandonnant des villes de plus en plus difficiles à vivre. Paris en premier lieu, dont la flamme a beaucoup pâli au long d’une décennie très agitée.

L’afflux vers la Bretagne crée une tension sur le marché de l’immobilier, comme on n’en avait jamais connu de cette ampleur. Beaucoup de demandes et désormais très peu d’offres dans une région où les prix sont jusqu’ici restés accessibles, ce qui contribue à accentuer le mouvement.

Et forcément, les prix augmentent. « La faute aux Parisiens », renâclent ceux qui voient l’envol des prix en craignant de se retrouver bientôt dans un parc immobilier inaccessible pour eux. Mais selon la FNAIM, il faut relativiser l’impact des Parisiens et assimilés. « 10 à 15 % pas plus et une majorité d’entre eux sont des Bretons qui reviennent au pays pour s’acheter une maison ou possèdent une maison secondaire qu’ils transforment en résidence principale ».

On est là dans le cœur de cible : la maison. Beaucoup de couples bretons qui ont vécu le confinement dans un appartement ont ressenti le grand besoin de posséder un jardin. L’espace extérieur est devenu un critère essentiel, ce qui contribue à accentuer la pression sur le type d’habitat.

Avec une équation de plus en plus difficile à résoudre : les maisons sont grandes consommatrices de terres, une ressource qui commence sérieusement à se tarir en Bretagne. La Région a d’ailleurs annoncé des mesures pour freiner l’artificialisation des sols. Avec en corollaire, un impératif de plus en plus incontournable : il va falloir construire en hauteur pour faire face à la demande, sauf en Centre-Bretagne où les opportunités de rénover de l’habitat ancien sont innombrables. Et attirent des couples aux moyens limités et qui cherchent à se mettre au vert.

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