Bretagne. Le marché immobilier en surchauffe

Une demande qui s’est envolée et une offre en baisse continue. Le marché immobilier breton est clairement en situation de surchauffe, une phase de déséquilibre qui aboutit invariablement à une hausse sensible des prix. C’est ce scénario qui se déroule actuellement, conforté par les chiffres que viennent d’aligner les notaires bretons où ils indiquent notamment qu’ils ont cinq fois moins d’offres à proposer que dans les périodes normales.

Sous l’effet covid, deux éléments se sont conjugués pour faire monter les transactions immobilières de près de 8 % en un an. D’abord un effet local avec des propriétaires de logements, qui en raison du confinement qu’ils ont vécu, se sont mis en quête de maisons avec jardins. Là-dessus, il y a eu l’accélération de la demande émanant de l’extérieur, déjà perceptible depuis des années. Des retraités comme des jeunes cadres adeptes du télétravail ont quitté les grandes métropoles, et l’Ile-de-France en premier lieu, pour chercher de l’espace et une autre qualité de vie. Ils représentent entre 15 et 20 % des transactions opérées durant cette période et ce sont eux qui créent le déséquilibre, d’autant qu’ils arrivent généralement avec des disponibilités financières supérieures à celles des foyers bretons.

Et puis il y a un troisième élément, hors Covid  : l’effet Airbnb qui incite à investir dans l’immobilier pour la location à la semaine. Ce qui n’était au départ qu’un épiphénomène a rapidement gagné toute la région où l’attraction touristique de plus en plus forte de la Bretagne a créé un marché très dynamique de la location hebdomadaire. Au détriment souvent des jeunes couples locaux qui ont maintenant du mal à trouver des logements louables à l’année. La location à la semaine étant plus rentable, c’est tout un marché qui est en train de s’assécher, avec des conséquences déjà prévisibles si les communes ne font pas du logement social une des leurs urgentes priorités.

Conséquence de toute cette pression  : les prix ont grimpé, en un an, de 11 % pour les maisons et 12 % pour les appartements ! Certes l’immobilier breton était parmi les moins chers de France jusqu’à ces dernières années. Mais à ce rythme-là, il va finir par passer dans le peloton de tête !

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