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Bretagne. Deux ans de plus pour la centrale à charbon de Cordemais

La loi prévoit que les centrales à charbon de France devront être fermées avant 2002, ce combustible étant le plus nocif pour le climat. Deux centrales ont déjà fermé, une troisième va l’être prochainement et la quatrième, le centrale de Cordemais (entre Nantes et Saint-Nazaire) devait, elle aussi, baisser le rideau en 2022. Avec un projet de reconversion porté notamment par des élus locaux et des syndicats, visant à produire de l’électricité à partir de biomasse de pellets, ces petites briques constituées de résidus de coupes, de taille et d’élagage. Un procédé beaucoup moins nocif que le charbon.

Mais ce projet tombe à l’eau. Edf vient de faire savoir qu’il y renonce, provoquant la colère des élus et des représentants syndicaux de cette centrale qui emploie actuellement 350 salariés. Parallèlement, l’État vient de faire savoir que la durée de vie de la centrale à charbon sera prolongée de deux ans, de 2022 à 2024, et qu’elle pourra continuer à être utilisée quelques centaines d’heures par ans pour couvrir les besoins d’électricité de l’Ouest et principalement de la Bretagne.

Derrière cette prolongation, il y a les retards accumulés par la mise en service du réacteur nucléaire de Flamanville en Normandie qui aurait dû entrer en service en 2022 et assurer notamment la fourniture en électricité de toute la Bretagne nord. Mais la date d’entrée en service est encore repoussée à 2024, raison pour laquelle l’État préfère prolonger l’existence de Cordemais pour les périodes de pointes hivernales.

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