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Le CaRaPACE ou Camion Ravitailleur Pétrolier de l'Avant à Capacité étendue. La cabine et le caisson sont blindés par ESSONNE SECURITE, membre du groupe ARMORIC HOLDING.

Armoric holding. Une trajectoire en acier blindé

Dans l’éventail des entreprises bretonnes qui tiennent le haut du pavé, le numérique et l’agroalimentaire cumulent actuellement les réussites les plus spectaculaires. Dans des niches discrètes mais pas moins performantes, on trouve aussi d’étonnantes pépites. Parmi elles, Armoric Holding dont le nom, de prime abord, fait penser à de l’immobilier ou de la finance. Pas du tout. C’est un groupe breton très engagé dans l’industrie lourde, fabricant d’engins militaires souvent blindés, de camions de pompiers eux aussi à structures renforcés et producteur de pièces métalliques très techniques.

Il est vrai que l’expansion de ce groupe s’est faite à allure forcée. Dix ans pas plus pour Frédéric Louis, Pdg du groupe, partie d’une simple petite PME appartenant au groupe américain Centigon qui produit des véhicules blindes à Lamballe dans les Côtes-d’Armor. On est à Trémeur, non loin de là, quand Centigon met en vente un petit site du groupe. Frédéric Louis est déjà dans la partie, connaît donc le métier et avec deux collègues, il acquiert la PME.

Armoric Holding défile le 14 juillet

C’est le début d’une ascension fulgurante faite de croissance interne et d’acquisitions externes qui, en dix ans, ont fait passer de 2 à 73 millions d’euros le chiffre d’affaires de la société. Ici, c’est l’acquisition de Guitton, un producteur de bétaillères, pour lancer la stratégie de croissance externe. Puis c’est Prolitol qui fabrique des éléments en acier pour blindés, puis Cesma et Scoma, fabricant de pièces ultra techniques (comme des bielles) pour véhicules et engins lourds. Puis Sides, un leader des engins anti-incendies…

Engagé sur des terrains à risques, comme le conflit au Mali, le groupe breton est aujourd’hui présent sur cinq sites. Une division carrosserie industrielle basée à Trémeur, une unité équipements industriels en Région Centre, une division usinage et engrenage à Saint Herblain près de Nantes, une unité Automobile basée près de Chartres et une division conception et fabrication véhicules lutte anti-incendie à Saint Nazaire. Malgré la crise sanitaire, le carnet de commandes reste solide pour l’ensemble du groupe. Il vient de s’enrichir de la commande de 55 camions de pompiers, à environ 500.000 euros l’unité.

Lors du défilé du 14 juillet, le groupe breton étaient à l’honneur avec ses engins militaires et autres camions de pompiers.

Julien Perez
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