Virus en Bretagne. Pas de vague de Noël mais des inquiétudes pour le 1er de l’An

La campagne de vaccination est lancée en Bretagne. En ce lundi, c’est l’EPHAD de Saint-Renan, près de Brest qui a ouvert cette campagne qui s’annonce longue et laborieuse. Le vaccin est là mais le pourcentage de réfractaires atteint un niveau assez hallucinant puisque les derniers sondages donnent en ce lundi 58 % de Français refusant de se faire vacciner !

Le pays se retrouve ainsi sur le podium mondial des nations les plus réfractaires. Un pourcentage tout simplement incroyable quand on pense à ces centaines de millions de victimes d’épidémies en tout genre, qui depuis l’Antiquité auraient bien aimé disposer de l’aiguille miraculeuse pour sauver leurs proches du cauchemar viral.

Cette hostilité ralentit doublement la campagne et on a constaté que la première semaine, dans les Epahd, les responsables ont passé bien plus de temps avec les résidents et surtout leurs familles pour obtenir leur aval qu’à procéder à des vaccinations. À ce rythme-là on y est encore en 2040.

En Bretagne, la situation épidémiologique reste moins tendue qu’ailleurs puisque c’est actuellement la région la moins touchée de France. Et les indicateurs demeurent stables, ce qui pour l’instant contredit les prédictions de la ministre Roseline Bachelot. Elle avait annoncé, sur France Inter, que selon certains épidémiologistes, la Bretagne pourrait être « une région à risques » après les fêtes de Noël, marqués par un grand brassage annuel de population. Sa petite phrase avait fait le beuzh chez les Bretons mais pour l’instant, ça tient. Les indicateurs restent à peu près stables alors que Noël est passé depuis dix jours. Donc, a priori, le Réveillon de Noël n’a pas entraîné de flambée, sinon elle devrait déjà se traduire dans les chiffres, si on se réfère au temps habituel d’incubation.

Reste à attendre l’incidence du Réveillon du Premier de l’an. Il était bien plus à risque que celui de Noël en raison des rassemblements festifs chez les jeunes, même à couvert. La gigantesque rave party non loin de Rennes en a donné une sidérante illustration (2.500 personnes pendant deux jours) ce qui peut déclencher une bombe à retardement si les teufeurs ne prennent pas maintenant l’élémentaire précaution de se confiner durant quelques jours ou d’aller immédiatement se faire dépister.

Il suffit de se souvenir du rassemblement évangélique de Mulhouse, au printemps (2.000 personnes en lieu clos pendant une semaine) qui avait ensuite fait exploser le virus simultanément dans plusieurs régions françaises, y compris outre-mer, en contournant toutes les procédures mises en place.

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