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Vannes. La vase va-t-elle valoir des briques ?

Le robot qui se balade tout seul au fond de la piscine pour avaler tous les déchets, vous connaissez ? Vous prenez le même principe, vous transposez à la vase et vous obtenez le robot dévaseur mis au point par Philippe Pétard à Saint-Avé, près de Vannes. Un engin qui a déjà récolté plusieurs récompenses avec sa faculté à extraire des sédiments en fonctionnant seul et même 24 heures sur 24 s’il le faut.

C’est en se demandant comment dévaser l’étang de son beau-frère que l’inventeur morbihannais a consacré trois années à mettre au point cet aspirateur flottant, capable de fonctionner en autonomie et susceptible de collecter jusqu’à 10.000 M3 de vase par an, en rendement maximum. Mais la particularité ce ce robot, c’est qu’il sèche également ces boues collectées, à leur sortie, pour réduire d’autant les coûts liés au transport avers une zone de stockage.

Mais Philippe Pétard veut passer la troisième lame : il aspire, il sèche et maintenant, il veut aussi valoriser ces sédiments qui, dit-il, sont inertes et donc sans danger pour la très grande majorité d’entre eux. D’où son nouveau projet : réaliser des briques avec les sédiments séchés ou, à tout le moins, un matériau sous forme de granulés qui pourrait être utilisé dans la construction en mélange avec d’autres produits.

A la tête de la start-up Environnemental Sediments Treatment, l’inventeur vannetais se creuse les méninges, prospecte les milieux de la construction et cherche maintenant des compléments de financements pour valoriser cette vase qui pourrait valoir des briques.

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