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Triskalia investit 1 M€ dans la West Web Valley

Un million d’euros, c’est la somme investie par Triskalia dans l’accélérateur et le fonds d’investissement privé West Web Valley. Le groupe souhaite ainsi promouvoir les startups des filières agricoles et agroalimentaires pour anticiper les mutations numériques de ces secteurs. Rencontre avec Dominique Ciccone, directeur général du groupe.

Un million d’euros, ça n’est pas rien : qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

C’est d’abord un raisonnement de groupe : pour un groupe de l’envergure de Triskalia, il est logique de développer des innovations par une démarche interne, dans les méthodologies comme dans les process. Mais nous savons aussi pertinemment que l’innovation vient de l’extérieur. D’où l’intérêt stratégique : il faut sortir de la boîte. Cet investissement nous permet d’accéder au conseil d’administration et aux pitchs des start-ups… Or si le numérique bouleverse aujourd’hui les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, il y a encore peu de démarches qui visent l’Agtech et la Foodtech en France. Nous sommes vraiment au début de la courbe et sommes en veille. Sans compter que supporter la West Web Valley, c’est soutenir un fonds ancré dans la région. Cet ancrage local, même si la portée de la WWV est internationale, motive aussi notre investissement.

Chez Triskalia, on en est où niveau numérisation ?

Concrètement, notre investissement au sein de la WWV matérialise les élans réalisés par Triskalia dans la digitalisation, au service de nos adhérents comme de nos salariés. Et les exemples sont nombreux ! Nous avons des élevages connectés qui permettent de mesurer la consommation d’eau, la température, la densité, ou encore de jauger la présence d’aliments dans les silos, des GPS pour tracer nos bennes à légumes et le matériel… Nous sommes actionnaires auprès de Be Api, qui apporte des solutions et permet de cartographier les sols, pour proposer des solutions d’Agriculture de Précision. Nous essayons d’être complets vis-à-vis des adhérents : nous avons mis en ligne la plateforme La Boutik, où nos adhérents peuvent se fournir en matériel et produits pour élevages agricoles. N’oublions pas non plus tous les efforts fournis dans le domaine de la domotique et de la robotique : nos agriculteurs utilisent des robots pour la traite, mais aussi des applications pour contrôler leurs bâtiments. Enfin, au 1er janvier 2018, nous mettons en place un site collaboratif de partage de documents pour nos salariés.

Et pour la clientèle, quelles mutations engendre la numérisation du secteur ?

Le champ des possibles est ouvert, il y a encore des tas de choses à imaginer ! La numérisation a effectivement changé nos rapports avec notre clientèle, qu’elle soit finale comme intermédiaire. Nous avons d’ailleurs une personne qui suit les réseaux sociaux et l’image de l’entreprise : la mémoire d’internet est bien présente et il faut être vigilant, puisqu’elle fait désormais partie intégrante de notre environnement.

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