Etienne Valois // Creative Commons

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Trévarez. C’est beau un château la nuit !

Le château de Trévarez devient celui d’Alice au pays des Merveilles. Pendant toute cette période de fêtes, ce monument classé, situé sur la commune de Saint-Goazec (29) devient une véritable féérie pour les yeux, entre illuminations scéniques de sa façade sur la thématique d’Alice, bien sûr, et lumières multiples, variées et pleines de mystères nichées dans les arbres, les sous-bois et toute la luxuriante végétation du grand parc. Avec en prime, exposition dans les écuries du château et traditionnel Noël de Trévarez, cette fois sous chapiteau.

Cette mise en lumière, doublement fantastique sur les traces d’Alice, est un événement dans ce château hors normes, le dernier construit en France, non loin de Carhaix, et qui fut achevé en 1906. Ici point de murailles ou de machicoulis mais des ascenceurs, le chauffage central et quelques autres innovations techniques du début du XXe siècle dont Trévarez fut une étonnante vitrine.

Un homme de progrès

Ce château est l’oeuvre de James de Kerjégu, né à Saint-Goazec en 1846 et qui n’aurait sans doute pas eu tout à fait la même destinée s’il n’avait épousé la fille d’un banquier berlinois, à la tête d’une monumentale fortune. C’est elle qui lui permit de réaliser cet étonnant château dans la campagne bretonne, à une époque où elle était encore bien plus fréquentée par le grand monde que les stations balnéaires encore balbutiantes. James de Kerjegu fut également député de Quimperlé et président du conseil général du Finistère. C’est à lui également qu’on doit le bâtiment de la préfecture de Quimper dont la toîture n’est pas sans rappeler celle du château de Trévarez qu’un avion anglais bombarda pendant la Seconde guerre mondiale. Un petit film, visible dans le château, montre d’ailleurs ce bombardement, tourné en direct par le pilote de la Royal-Air Force.

Quant à James de Kerjégu, décédé en 1908, il fut certes d’une lignée très conservatrice mais également un des précurseurs de l’agriculture moderne à la pointe bretonne. Il y consacra une bonne partie de sa fortune en créant notamment l’Ecole d’agriculture du Finistère, montrant ainsi qu’il était un homme de progrès et un visionnaire comprenant tout l’intérêt des nouvelles techniques pour alléger le monde paysan des tâches les plus ingrates et gagner en productivité.

Pour en prendre plein les yeux à Trévarez, c’est chaque jour de 14 h à 19h30, jusqu’au 7 janvier. Les illuminations commencent à la nuit tombée (entrée de 1 à 7 euros, gratuite pour les – de 7 ans).

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