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Le tramway de Bolloré va profiter du climat

Le tramway électrique Bluecar de Bolloré, assemblé près de Quimper, va profiter d’une formidable vitrine. Il sera en circulation sur les Champs-Elysées pendant le sommet mondial sur le climat, du 30 novembre au 11 décembre.

Chez Bolloré, les ingénieurs ont une solide réputation. Mais les responsables du marketing ne sont pas des manchots non plus si on se réfère au formidable coup que va réaliser le groupe pendant le sommet mondial sur le climat (COP 21), à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Pendant que les caméras du monde entier seront braquées sur ce sommet mais probablement aussi sur la plus célèbre avenue du monde, le tramway Bluetram de Bolloré sera en circulation sur cette artère.

Les embarras de trafic dans la capitale seront en effet l’un casse-tête majeurs de ce rendez-vous planétaire et Anne Hidalgo, maire de la capitale, a donc souhaité que soient mobilisés l’ensemble des moyens de transports et plus si possibilités. Un impératif qui a amené les dirigeants du groupe à se rapprocher de la mairie pour proposer la mise en service de ces tramways 100% électriques, donc bien dans la lignée du sommet et qui n’ont ni besoin du rail ou de caténaires pour les alimenter.

Ils circulent en effet sur pneumatiques et à chaque station, une perche télescopique permet de les réalimenter en une trentaine de secondes, le temps que les voyageurs descendent au montent. Une technologie mise au point par les ingénieurs de la marque. Pour cela, il a fallu installer huit stations éphémères sur les Champs-Elysées qui serviront à la fois d’abris pour les voyageurs mais aussi de pompe électrique pour l’alimentation des véhicules de six mètres de long pour vingt passagers. Une dizaine de tramways feront des rotations permanentes sur les Champs pendant le sommet mais également durant les fêtes de Noël puisque ce service fonctionnera jusqu’au 15 janvier.

Cent emplois supplémentaires
à Ergué-gabéric

Après les Autolib en circulation dans la capitale, le groupe Bolloré réalise donc un très joli coup marketing en cette période de lancement international de ce tramway 100% électrique mais ne necessitant que peu d’équipements, contrairement à un tramway classique comme celui de Brest, aux performances il est vrai bien plus élevé. Selon le groupe, le tramway-maison coûte environ dix fois mois cher qu’un tramway classique.

Pour obtenir cette autorisation, il est probable que le groupe d’origine bretonne a bénéficié de chaudes recommandations auprès de la mairie de la capitale mais dans ce domaine, Vincent Bolloré a su semer. N’a-t-il pas accueilli en personne le Président François Hollande, en 2014, dans son usine d’Ergué-Gabéric où sont assemblés les tramways ? N’a-t-il pas récidivé en début d’année en invitant à son tour le Premier ministre, Manuel Valls, pour lui présenter les installations et lui annoncer une bonne nouvelle. L’usine d’assemblage ou travaillent actuellement 50 personnes va être agrandie de deux ateliers totalisant 7.000 M2. Avec à la clef une centaine d’emplois nouveaux. Si Vincent Bolloré a eu besoin d’un petit coup de pouce pour cette opération parisienne, il a probablement su à qui s’adresser.

René Perez
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