Trafic 2019 record pour les aéroports bretons

Qu’est-ce qui favorise le plus le réchauffement climatique ? La réalisation d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou une hausse spectaculaire du trafic des aéroports bretons ? L’abandon de la plate-forme programmée au nord de Nantes ayant incontestablement été une très bonne nouvelle pour l’environnement, on accueillera donc avec moins de réserves écologiques la hausse spectaculaire du trafic des grands aéroports bretons depuis cette décision d’abandon.

Car le fait est là ! Le trafic s’envole et notamment à Nantes, de façon aussi spectaculaire que surprenante. Avec 5,6 millions de passagers, la plate-forme de Loire-Atlantique a vu son trafic progresser de 17,8 % en 2019, alors que les partisans du transfert affirmaient ces dernières années que l’aéroport était saturé. Il faut croire qu’il restait pas mal de marge pour un bond aussi inattendu.

Il y a un mois, la concertation publique s’est ouverte sur le réaménagement de l’aéroport pour lequel sont consultées les 24 communes du syndicat mixte. La Direction générale de l’aviation civile a précisé que tous les scénarios sont envisageables sauf un : le transfert…

Du côté de Rennes aussi, les chiffres volent très haut. Pour 2019, la hausse devrait se ralentir (autour de 5 %, chiffre officiel non encore communiqué) mais depuis quatre ans et la quasi-certitude que Notre-Dame-des-Landes avait du plomb dans l’aile, le trafic a fait fait un bond hors-normes, plaçant même l’an dernier la plate-forme rennaise en tête des progressions nationales. 539.000 passagers en 2015, 640.000 en 2016, 725.000 en 2017, 856.000 en 2018… Personne n’aurait imaginé que la fin de N.D. des Landes ferait grimper l’aéroport rennais à une telle altitude alors qu’il végétait depuis des lustres.

Et à la pointe ouest, Brest a également connu une année faste avec 1.236.000 embarquement, soit + 11,9 %. Ce sont les nouvelles destinations vers l’étranger qui portent cette hausse, comme si l’abandon de N.D. des Landes avait levé l’ombre qui pesait sur le ciel brestois. Un nouvel aéroport international entre Rennes et Nantes aurait assurément capté une partie de la clientèle brestoise, dans les zones de chalandise les plus éloignées de Brest. Avec l’abandon du projet de N.D. des Landes, les compagnies aériennes se positionnent plus résolument sur l’ouest breton.

René Perez
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