tour

Tourisme breton. Saison bénéfique mais moins britannique

Les chiffres définitifs ne seront pas encore connus. Mais on sait d’ores et déjà que pour le tourisme breton, 2017 sera meilleure que 2016. L’an dernier, les attentats et les images, parfois très violentes, des manifestations de rue contre la Loi travail n’avaient pas particulièrement incité les étrangers à venir en France.

Le cru 2017 est de meilleure qualité et selon une enquête du Comité régional du tourisme, 77% des professionnels bretons du secteur se disent satisfaits contre 62 % l’an dernier. Cette différence de 15 points d’une année sur l’autre est un indicateur fiable sur la nette différence de niveau de fréquentation.

Il est vrai que cette année a démarré tôt en Bretagne, avec la vague de chaleur exceptionnelle du mois d’avril et des ponts de mai très fréquentés, contrebalançant l’effet négatif de la campagne présidentielle, période rarement rose pour le tourisme. Quant à la météo estivale, particulièrement médiocre en août, elle n’a pas découragé les touristes même si les professionnels qui comptent beaucoup sur leurs terrasses pour faire leur chiffre d’affaires estival, ont eu de légitimes raisons d’en vouloir à un soleil peu généreux.

Les deux clientèles étrangères qui ont le plus progressé (Allemands et Espagnols) ne sont, il est vrai, pas les plus accros au soleil. Les premiers s’en balancent un peu, surtout si, comme beaucoup d’entre eux, ils viennent sur les traces du commissaire Dupin, héros d’un livre et d’une série télévisée qui se déroule en Bretagne. C’est sans conteste le meilleur agent recruteur pour le tourisme breton, de l’autre côté du Rhin et la clientèle allemande est en hausse notable ces dernières années. Quant aux Espagnols, ils fuient la chaleur qui sévit chez eux et un jour de pluie est presqu’un jour béni.

Reflux britannique

Bien au-delà de la météo, le point le plus gris de cette année sera la baisse assez sensible de la clientèle britannique. C’est la première année complète d’après Brexit et de toute évidence, la chute de la livre qui en a découlé a des effets logiques sur le tourisme. La France, pratiquement du jour au lendemain, est devenue 15 % plus cher et le reflux se fait sentir sur les deux régions les plus concernées (hors Paris), la Normandie et la Bretagne.

Avant même les chiffes définitifs du tourisme breton un indicateur en donne le mesure. La trafic transmanche de la Britanny Ferries est en baisse de 5 % cette année. Heureusement, le trafic de plus longue distance (Irlande et Espagne) et le fret ont augmenté, ce qui atténue la baisse des passagers sur la Manche. Il est qu’avec l’ambiance morose depuis le Brexit, les Britanniques ont probablement plus besoin de soleil qu’avant. Alors ils vont le chercher sur des destinations plus lointaines et souvent moins chères.

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider