Tourisme. La Bretagne a sauvé sa saison

La Bretagne s’en tire bien ! Quatre professionnels du tourisme sur cinq sont satisfaits de la haute saison 2020 avec des mois de juillet et août comparables à ceux de 2019 qui avait été une bonne année. Réussir à maintenir un niveau comparable vaut à la Bretagne d’être la seule région française à n’être pas dans le rouge sur les deux mois cruciaux de l’activité touristique.

Certes, avec ses grands espaces loin d’être saturés l’été, avec un taux de circulation du Covid parmi les plus faibles du pays et son grand air bienveillant, la Bretagne avait tous les atouts d’un territoire refuge pour estivants en mal de destination. Mais dès la mi-juillet, la sorcière verte montrait à nouveau ses dents. A la mi-juillet, le taux de reproduction du virus grimpait soudainement à 2,6 faisant basculer la région dans le rouge. Grosse frayeur laissant supposer que l’arrivée des premiers touristes avaient déjà contaminé la Bretagne et qu’elle courait au fiasco estival.

Mais les mesures rapidement prises, notamment les masques dans certaines stations balnéaires et lieux de marchés ont stoppé une tendance mal emmanchée. Et qui risquait de faire fuir les estivants, portant ainsi un coup fatal à la saison.

Des surfréquentations sur la cote

Cette alerte passée, la Bretagne a rapidement repris de belles couleurs avant d’enclencher un mois d’août très porteur. Partout, il dépassait les prévisions des professionnels du tourisme qui ne s’attendaient pas à voir déferler une telle affluence après le début d’année cataclysmique. On arriva même à saturation dans certains secteurs, notamment les îles, prises d’assaut. Parfois jusqu’à la frustration des nombreux touristes venus à la journée et repartant avec l’impression de s’être retrouvés à Palavas-les-Flots. Pour certaines presqu’îles aussi (Rhuys, Quiberon, Crozon…) l’affluence fut tout à fait exceptionnelle, paralysant la circulation à certaines heures de la journée.

En Centre-Bretagne on n’en fut pas là mais une densité bien plus élevée que d’ordinaire a été enregistrée dans les secteurs les plus touristiques (le lac de Guerlédan notamment) ainsi que tout le long du chemin de halage du canal de Nantes à Brest qui n’avait jamais vu défiler autant de vélos, la véritable révélation de cette saison 2020. Les deux-roues ont connu un gros succès après les affres du confinement.

Reste l’arrière-saison. On pensait qu’elle pourrait elle aussi être au diapason de la haute saison. Mais le retour du Covid, la quarantaine imposée outre-Manche et surtout l’absence totale des groupes en autocars, principale clientèle du hors-saison, ont porté un coup d’arrêt à la tendance enregistrée cet été. Mais le tourisme breton avait déjà réussi à sauver les meubles.

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider