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Du thon rouge en Bretagne-nord

Le thon rouge est aux poissons ce que le rhinocéros est aux mammifères. Une espèce ultra-protégée depuis quelques années pour juguler une surpêche liée aux prix astronomiques que les Japonais mettent parfois pour un seul spécimen de quelques centaines de kilos. Alors forcément, il est suivi à la trace et ses apparitions prennent parfois des allures d’événements.

C’est le cas en Bretagne nord où le thon rouge (ainsi appelé en raison de la couleur de sa chair) vient de faire une apparition remarquée. Plusieurs pêcheurs professionnels mais aussi des plaisanciers affirment en avoir vu en chasse, notamment du côté des Roches-Douvres, au large de la baie de Saint-Brieuc. Depuis quelques années, sa présence a été signalée en Bretagne-sud où certains passionnés se livrent même à sa pêche, sous des conditions drastiques d’autorisation et généralement de rejet à l’eau. Du moins quand on peut le monter à bord, ce qui n’est pas toujours possible pour les plus gros spécimens qui repartent avec un hameçon coupé en guise de souvenir.

Mais en Bretagne-nord, il n’avait pas encore été signalé et son passage a donné lieu à une information en direction du comité national des pêches, de la commission nationale Thon rouge et de la Région Bretagne, indique Yannick Hameury, ex-président du comité régional des pêches, cité par Ouest-France. C’est dire si cette espèce est suivie de près.

Alors faut-il y voir une conséquence du réchauffement climatique qui pousse les thons rouges vers le nord ou une heureuse incidence de la bonne gestion des stocks qui reconstitue cette population ? Une chose est sûre : les anciens affirment qu’on pêchait des thons rouges en Bretagne-nord dans les années 30-40 et qu’il pesaient leur poids !

Pierre Vincent
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