TGV. Gain de temps en vue pour Brest et Quimper

Les 3 heures de Paris pour Brest et Quimper ne sont pas encore pour demain. Mais les élus bretons sont sortis relativement satisfaits de la visite d’Emmanuel Macron, semblant avoir pris en compte leur lettre ouverte pour l’accessibilité de la Bretagne, assortie d’une centaine de signatures d’origines politiques très diverses. Certes, le Président n’a pris aucun engagement sur l’objectif des « trois heures », sinon pour dire qu’il reste d’actualité, sans pour autant fixer la moindre date butoir.

Mais à défaut d’une échéance que personne, à vrai dire, n’attendait, il a su apporter quelques apaisements aux élus de Bretagne-nord comme ceux du sud. Et faire, à ceux du Centre-Bretagne, la promesse qu’à la fin de son quinquennat, tout l’axe central sera dans la dernière ligne droite.

Rennes-Redon pour accélérer vers Quimper

Côté nord, il a sorti de son chapeau « le train bolide ». Habitué de ces trouvailles sémantiques, il est le premier à sortir le bolide là où les élus auraient plutôt tendance à parler de TGV tortillard encore loin des trois heures. Ce bolide, c’est celui qui fait Paris-Brest en 3 h 17 mais il n’y en a qu’un par semaine. Il a lui même reconnu que ce n’est pas assez et, sans que cela coûte un gros investissement, il s’est engagé à faire étudier la possibilité d’en offrir deux par jour, l’un au départ de Brest le matin, l’autre partant de Paris le soir. C’est la ministre des Transports, Elisabeth Borne qui est chargé de ce dossier et les élus vont se charger de le lui rappeler au plus vite, tant il assoierait solidement l’aller-retour Brest-Paris dans la même journée.

Et pour Quimper ? Emmanuel Macron a sorti une carte de son jeu : la réalisation d’une ligne LGV entre Rennes et Redon. Une promesse très opportune car d’un coup d’un seul, il répond à trois sollicitations. Il offre une alternative à la ligne LGV qui avait été programmée vers Notre-Dame-des-Landes et qui est donc tombée à l’eau, il accélère la liaison Rennes-Nantes et fait gagner du temps précieux pour les liaisons TGV de toute la Bretagne sud qui passent obligatoirement par Redon. Pour Quimper, une LGV Rennes-Redon ce serait une dizaine de minutes gagnées sur chaque liaison, comme la nouvelle ligne Le Mans-Rennes a fait gagner une demi-heure à toute la Bretagne. Mais il va falloir sans doute attendre quelques années avant cette nouvelle portion de LGV bretonne.

Et le Centre ? Là, ce n’est pas le ferroviaire mais la route qui a valu à Emmanuel Macron une promesse en bonne et due forme : les travaux des derniers tronçons encore à deux voies seront tous achevés ou engagés, y compris la déviation de Mur-de-Bretagne avant la fin de son quinquennat. Pas un luxe, tant on sait que le train auquel a été mené ce chantier ne relevait vraiment pas de la catégorie bolide !

René Perez
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