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Le TGV Atlantique à fond de train

Alors que le mouvement de grève s’effiloche, la direction de la SNCF reprend la main. Elle vient très opportunément de communiquer une batterie de chiffres sur la progression impressionnante du TGV Atlantique, terme générérique pour deux destinations majeures : Rennes et Bordeaux. Il y a un an tout juste, ces deux lignes ont vu l’entrée simultanée de nouveaux tronçons de LGV, ceux où ne circulent que des TGV à l’exclusion de tout autre trafic.

Entre Le Mans et Rennes dans un cas, Tours et Bordeaux de l’autre, ces liaisons à très grande vitesse ont fait baisser de manière spectaculaire le temps de trajet surtout à destination de Bordeaux qu’on atteint désormais en 2 h 04 au lieu de 3 h 14 précédemment. On notera au passage que la capitale d’Aquitaine est à la même distance de Paris que Brest, ville que l’on n’atteint actuellement qu’en 3 h 25, en moyenne. Sur ce trajet à destination de Bordeaux, les voyageurs ont donc gagné 1 h 10 d’un coup d’un seul, le gain étant un plus modeste pour Rennes (un demi-heure) sur un trajet plus court : 1 h 25 au lieu de 2 h 05.

Pour de nombreuses raisons (ville à forte attractivité, région bordelaise très touristique, liaisons vers l’Espagne et Toulouse, temps de trajet réduit d’un tiers…) c’est Bordeaux qui remporte la palme de la progression annuelle avec + 70 % de passagers… Rennes, avec quatre millions de voyageurs et une hausse de 27%, ressent également très fort l’effet LGV. Ces chiffres sont calculés hors effet de la grève, indique la SNCF qui souligne que la progression est spectaculaire chez les voyageurs professionnels qui conjuguent vitesse et possibilité de travailler durant le trajet. Les jeunes eux aussi semblent séduits, selon la SNCF, qui indique que près de la moitié de la progression s’est faite grâce à l’arrivée de nouveaux utilisateurs du TGV.

Pierre Vincent
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