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Téléphériques urbains. Y’a qu’à benner !

Après le bus, le tramway et le métro voilà le téléphérique urbain avec ses bennes, ses cabines ou ses oeufs. Au choix. C’est le nouveau moyen de transports à la mode, jusqu’à présent réservé aux sites touristiques pour grimper en altitude. A une exception près : Grenoble a son téléphérique urbain depuis 1934, inspiré par ceux tout proches des vallées blanches. Brest, à l’automne prochain, sera la seconde ville de l’Hexagone à utiliser ce moyen de transport aux multiples atouts, cependant parfois contestés comme c’est le cas à Brest. L’ex-préfète et conseillère municipale, Bernadette Malgorn, n’y voit qu’un « investissement gadget coûteux ».

Le Grenelle de l’environnement

Si tant de projets ont soudain fleuri dans l’Hexagone, c’est par la grâce du Grenelle de l’Environnement qui a mis un coup de projecteur sur ce moyen de transport écologique puisqu’il ne produit pas d’émissions de gaz et se révèle peu consommateur d’espace, avec une emprise au sol très réduite. En promettant un coup de pouce financier aux villes qui adopteraient le téléphérique, l’Etat a suscité des vocations puisqu’une douzaine de projets ont déjà été lancés à travers le pays et il est probable que d’autres collectivités suivront le mouvement mouvement. A Toulouse, c’est pour traverser la Garonne qu’on va lancer un long téléphérique permettant le passage de 3.000 personnes à l’heure. A Créteil, c’est un nœud ferroviaire empêchant toute construction de route au sol qui a fait opter pour l’aérien. Et pour des raisons similaires, d’autres villes ont choisi de contourner des obstacles ou franchir des eaux en choisissant le téléphérique : Le Havre, Saint-Etienne, Orléans, Aix-en-Provence, Marseille, Toulon…

De Siam aux Capucins

Le téléphérique de Brest est destiné a joindre les deux rives de la Penfeld alors que les actuels ponts de Recouvrance et de l’Harteloire sont engorgés à certaines heures. La nécessité de renforcer la liaison est d’autant plus manifeste que le nouveau quartier des Capucins, sur le site de la Penfeld, va peu à peu constituer l’un des grands pôles de vie sociale et culturelle et générer un flux constant. Ce téléphérique constitue une réponse évaluée à environ 20 millions d’euros, financée pour moitié par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département.

Intégré au service de transport urbain (même ticket pour le bus, le tramway ou le téléphérique), il reliera le bas de la rue de Siam au nouveau quartier des Capucins en trois minutes, dans des cabines pouvant accueillir 60 passagers. Soit environ 1200 passagers par heure.

 

Julien Perez
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