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Téléphérique de Brest. Charlotte, Lewin et Ségolène

Le téléphérique de Brest a officiellement pris son envol ce samedi, avec Ségolène Royal comme première de cordée. Un petit vent bien frisquet rappelait la température des cimes, de joyeux bronzés avaient enfilé des tenues de ski plus vraies que nature et la visibilité était bonne pour survoler le site. Bref, tout y était. L’attendu et l’inattendu. Car les remuants pompiers brestois avaient aussi choisi l’occasion pour venir manifester leur mécontentement après l’annonce de la fermeture de leur restaurant administratif. Et ils se sont fait entendre.

Auraient-ils même été un peu plus loin que cela ? La question s’est posée quand une panne de courant a paralysé le site ainsi qu’une partie du bas de Siam. Les regards se sont tournés vers les manifestants car les pompiers, membres de commissions de sécurité, connaissent toutes les façons de court-circuiter des installations. Les suppositions allaient même se muer en fort soupçon quand la préfecture faisait savoir que cette coupure de courant était volontaire. « Pas nous », objectaient les pompiers jusqu’à ce qu’on apprenne que ce sont trois fusibles fondus dans un transformateur voisin qui avaient provoqué cette interruption de courant. Aurait-on poussé l’analogie avec la montagne jusqu’à prévoir une fondue ? A l’heure où nous écrivons, on ne sait pas encore si quelqu’un a allumé le gaz… Une enquête est ouverte.

Ségolène : « Fabuleux »

Cet incident a fait râler ceux qui attendaient l’inauguration par Ségolène Royal avant d’aller à leur tour survoler le magnifique site qui va du château au nouveau quartier des Capucins. Un survol pour l’instant unique en France en milieu urbain mais qui déjà suscite beaucoup de curiosités de la part d’autres villes françaises. Et on sait qu’une dizaine de projets ont été étudiés dans l’Hexagone, même s’ils ne passeront pas tous au stade de la réalisation en raison notamment du problème posé par le survol de zones habitées.

Ségolène Royal n’a en tous cas pas caché son enthousiasme, après ce premier survol urbain. C’est « fabuleux » , a-t-elle tranché en évoquant de nouveaux ni-ni : ni bruit, ni pollution, ni bouchons. Nickel !

Aux Brestois et aux nombreux visiteurs attendus de se faire à leur tour une idée des atouts du téléphérique en montant dans l’une des deux cabines. Elles ont été baptisées Charlotte et Lewin. Ne cherchez pas un rapport avec Brest. Ce sont les prénoms de deux enfants qui, le jour de la première présentation des cabines, avaient fait le pied de grue pour être les premiers à embarquer dans ces capsules. Touché par tant d’empressement, le maire, François Cuillandre, avait demandé le prénom des deux enfants en leur promettant qu’ils seraient donnés aux deux cabines. C’est fait : Charlotte et Lewin ont pris leur envol. Et les deux jeunes parrains étaient bien sûr là pour le top-départ.

Pierre Vincent
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