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Space de Rennes. Le ministre promet des étiquetages nets et clairs

Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, a inauguré mercredi le salon international des productions animales (Space) de Rennes où certains de ses prédécesseurs ont connu des accueils plus mouvementés. Pour lui, ce fut plutôt calme. On n’ira pas jusqu’à parler de changement climatique (c’est de saison!) entre les pouvoirs publics et les agriculteurs mais il est vrai que du côté des productions animales, on a connu des années bien plus cruciales. Certes, l’ensemble de l’élevage français ne connaît pas une année aussi florissante que celle des producteurs de porcs, regonflés par l’envolée des cours. Mais comme ce sont souvent eux qui, en Bretagne, donnent le niveau de température dans les campagnes, l’atmosphère est plus sereine, nonobstant le contexte nettement moins favorable pour les producteurs laitiers. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué de le rappeler au ministre alors que vont s’ouvrir prochainement les négociations avec les grandes centrales d’achat.

Producteurs mais aussi

capteurs de carbone

Le climat est justement l’invité très spécial de ce salon qui accueille 1.400 exposants et environ 100.000 visiteurs par an. Cette année, plus que jamais, on va parler changement climatique, tant ce sujet s’est hissé brutalement au premier rang des préoccupations mondiales. Et la production animale est particulièrement concernée, surtout dans une région comme la Bretagne où l’élevage est très dominant. La production de gaz à effet de serres, soit par la digestion des ruminants, soit par épandages d’engrais azotés, est une problématique qui ne peut plus être cachée derrière le petit bois. Elle contribue à alimenter l’agribashing mais la prise en compte de cette réalité produit des effets sur le terrain, via notamment les investissements dans la méthanisation. Ils se multiplient en Bretagne qui n’est pas en avance dans ce domaine par rapport à ce qui se fait notamment en Allemagne. Transformation des effluents et production de gaz domestique : un couplé gagnant pour limiter les gaz à effet de serres.

Ce salon donne aussi l’occasion aux agriculteurs qu’ils sont aussi de grands capteurs de carbone, via les sols, les bois, les haies et qu’à titre de gestionnaires de l’espace rural, ils ont une fonction écologique qu’oublient souvent les tenants de l’agribashing radical.

En parcourant les allées, le ministre a pu constater que tous ces sujets là sont sur la table ronde et qu’on en parle beaucoup durant ce salon. Il en a profité pour annoncer qu’il va « envoyer du lourd sur l’étiquetage » des produits de consommation. En octobre, a-t-il fait savoir, des mesures importantes vont être annoncées imposant un étiquetage net et clair sur l’origine et la composition des viandes. Eleveurs comme consommateurs ne demandent que cela, à l’heure où plusieurs affaires ont mis en évidence des fraudes inqualifiables sur des produits d’importation.

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