So Breizh, un serviteur aux bénéfices de l’économie bretonne

 

Nous vous l’annoncions la semaine dernière : So Breizh, structure regroupant des particuliers et des chefs d’entreprises bretons, va désormais porter l’aventure Bretagne Bretons. Objectif pour notre nouvel ensemble : rester un média pertinent au cours d’une période qui verra de grands changements pour la Bretagne, comme nous l’explique le président de So Breizh, Jean-François Jacob.

 

C’est quoi So Breizh ?

 

So Breizh est un concept né en 2017. Nous voulions faire face aux difficultés de développement économiques rencontrées par les entreprises sur la région Bretagne, en démarrant par le Finistère. So Breizh est constitué de personnes individuelles, d’entreprises de toutes tailles, de différents secteurs d’activités économiques et de différents territoires, d’élus, de représentants de groupes scolaires et d’universités, de personnalités diverses et plus globalement de personnes soucieuses de participer à une amélioration du contexte de la dynamique économique bretonne. Nous avions jugé à l’époque les difficultés suffisamment préoccupantes et importantes pour initiés un projet d’accompagnement de nos territoires sur le long terme. Nous voulions agir plutôt que subir. Nous avions quelques préalables : ne pas être un outil politique mais un support de proposition et d’orientation économique, commencer modestement et avec beaucoup d’humilité sur le département du Finistère, ne pas être un outil commercial et ne pas se positionner sur le travail de structures existantes.

 

 

 

D’où viennent les difficultés que vous évoquez ?

 

Nous avons abandonné, au cours des 15 dernières années, l’ambition d’être porteur de notre avenir, que ce soit par facilité, par manque de courage ou par délégation de circonstance à un centralisme ayant créé une fracture sociale et sociétale entre économie de production et société de service. Or, sans création de richesse à partir d’une ressource territoriale, il est illusoire de croire à la croissance reposant uniquement sur une économie de service. Ce n’est en aucun cas les gènes de ce territoire d’exception qu’est la Bretagne. En attisant nos divisions, le centralisme administratif s’est emparé du contrôle de notre ambition sans même y apporter de réponse satisfaisante sinon que, bien souvent, la destruction d’outils économiques créés et porter par la génération précédente. Les exemples ne manquent pas. So Breizh a l’ambition, la volonté et l’envie de participer à corriger cette dérive politique et administrative afin de reprendre le contrôle d’aménagements, de développement de nos territoires en concertation avec ceux qui y vivent. Une suradministration nationale galopante et asphyxiante couplé a une surtaxation de l’économie de production, de plus sous-financé, nous a lentement fait perdre de notre dynamique de créativité et d’innovation tout en ayant accepté de délégué notre avenir a des gouvernements sclérosés ayant déserté les arènes de la responsabilité nationale vis-à-vis de nos régions.

 

Quelles sont les actions que So Breizh va mettre en place ?

 

Quelques exemples : la création d’un fond financier aux services des TPE et PME notamment dans l’esprit de garder l’émergence de projets économiques innovants en Bretagne. Proposer une nouvelle méthode de fonctionnement avec les administrations. Organiser des rencontres avec les élus, les structures institutionnelles, les structures publiques et privés composantes de la dynamique économique et sociale de nos territoires afin d’aller vers un fonctionnement en écosystème de concertation décisionnaire. Apporter une lisibilité et une expertise à l’opinion sur les enjeux de demain, notamment via Bretagne Bretons. Proposer prochainement une plus grande synergie entre le monde scolaire-universitaire et les entreprises aux bénéfices d’une dynamique d’efficacité de croissance. Nous devons également concilier innovations scientifiques comme technologiques aux bénéfices d’un écosystème sociétale durable dans un climat apaisé et enthousiaste.

 

Pourquoi ce rapprochement So Breizh / Bretagne Bretons ?

 

Nous étions déjà très proches de Bretagne Bretons. Ce rapprochement est issu d’une volonté concrète du conseil de So Breizh de se doter officiellement d’un média numérique indépendant au service d’une liberté d’information aux bénéfices des intérêts économiques bretons. Bretagne Bretons est un relais indépendant pertinent de l’actualité économique général et aussi des préoccupations ainsi que des travaux économiques en cours au bénéfice de notre région. Il faut informer sur les sujets économiques délicats sans autre forme d’objectif que de pouvoir échanger, débattre, expliquer parfois la nécessité de devoir s’adapter à un environnement international en mouvement permanent. Il faut y voir une dynamique positive dans l’intérêt des entreprises, de l’emploi et de l’attractivité de notre territoire. Nous souhaitons in-fine, à travers l’adhésions de nouveaux adhérents et de nouvelles expertises, pouvoir être une force de propositions aux structures déjà existantes auxquelles nous ne voulons et ne pouvons pas nous substituer.

 

Quel est le grand défi de la Bretagne ?

 

Le principal défi est de reprendre le contrôle du pouvoir de nos orientations et de nos actions, face aux échecs de ces 10 dernières années et leurs conséquences économiques. Ces erreurs ont étés dévastatrices pour l’emploi. Le centralisme administratif national, hors de contrôle, a sa responsabilité. Sans remettre en question le rôle de l’Etat sur les grands sujets régaliens, il est aujourd’hui nécessaire de remettre du bon sens dans les fonctionnements administratif territoriaux. Le débat sur une véritable décentralisation, nécessitant impérativement en parallèle une simplification administrative, ne fait que commencer. Nous en avons pour 10 ou 15 ans. A terme, nous assisterons j’en suis certain à une évolution majeure en terme de fonctionnement des régions et du pays. Nous avons devant nous une fenêtre d’ouverture et d’opportunités d’agir exceptionnelles. So Breizh propose, modestement, d’être un serviteur aux bénéfices de l’économie bretonne. Il nous faut anticiper la construction économique sur le long terme, et abandonner le chemin stérile des polémiques répétitives de court terme orchestrées médiatiquement dans l’immédiateté pour des raisons et avec des objectifs parfois peut avouables.