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Sill. L’usine baladeuse se pose à Landivisiau

A quelques jours près, le Président de la République aurait pu poser la première pierre. Ce mercredi, Emmanuel Macron passera par la Sill de Plouvien durant ses deux jours de périple finistérien. Et quelques jours plus tard, le groupe laitier posera la pierre pierre de son usine de lait infantile. A Plouvien ? A Milizac ? A Guipavas ? Non, ce sera finalement à Landivisiau. Et c’est peu de dire que cette usine aura alimenté la chronique avec plusieurs tentatives d’atterrissage sans succès et quatre années de casse-tête pour Gilles Falc’hun, le patron de la Sill qui fut, il y a deux ans, désigné Entrepreneur français de l’année.

Un titre et une reconnaissance qui n’ont pas suffi à peser pour l’implantation de cette usine où les oppositions et les recours se sont successivement manifestés à Plouvien, Milizac et Guipavas avant que Landivisiau ne se montre plus conciliante. La loi Littoral est en grande partie à l’origine de ces barrières successives et Gilles Falc’hun ne manquera sans doute pas d’y faire référence devant Emmanuel Macron puisque le Finistère est le département français le plus concerné par cette loi.

Un investissement de 80 millions

A Landivisiau, c’est plutôt la centrale électrique qui était attendue. Elle aurait même dû entrer en service dès 2016 mais à ce jour le dossier est toujours en cours et l’horizon pas vraiment dégagé. L’usine de lait sortira en 2020 et en faisant le choix de Landivisiau, Gilles Falc’hun met fin à un feuilleton un peu surréaliste dans une pointe finistérienne où les investissements et les emplois ne tombent pas du ciel. A terme, il y en aura 70 pour un investissement de 80 millions d’euros.

Et maintenant, le PDG de la Sill veut accélérer à un double titre. D’abord parce que l’affaire Lactalis, a prouvé à quel point la nécessité d’avoir des installations neuves et hautement sécurisées est aujourd’hui impérative. Mais également parce que le marché est actuellement porteur et que s’il vise des débouchés vers l’Afrique ou le Moyen-Orient, Gilles Falc’hun compte surtout sur la Chine, pays avec lequel il a d’ores et déjà signé un contrat pour la fourniture de 3.000 tonnes par an. C’était lors d’un voyage avec Emmanuel Macron et il faut croire que l’Elysée a pour Gilles Falc’hun les yeux de Chimène. Quand il était maire de Bourg-Blanc, le PDG de la Sill avait reçu Nicolas Sarkozy et en avait profité pour accrocher à sa boutonnière la médaille d’honneur de la commune.

René Perez
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