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Séances de rattrapage pour le salon de l’Agriculture

Le salon de l’Agriculture 2016 s’est achevé sur un bilan forcément négatif avec un nombre d’entrées tombé de 691.000 en 2015 à 611.000 cette année, soit une baisse de 11%. Mais faut-il s’en étonner ? Avec l’état d’urgence et les nombreuses mesures de sécurité, avec la crise agricole et son chapelet de détresses rurales, avec les pertes de pouvoir d’achat réduisant encore le flot des visiteurs, le résultat n’est finalement pas si funeste que cela. Demeurer au dessus des 600.000 dans un contexte aussi déplorable constitue même une certaine performance.

Alors, si vous êtes de ceux qui regrettez de n’avoir pu vous rendre au salon ou si l’odeur du foin manque à votre univers olfactif, vous pouvez vous offrir des séances de rattrapage avec deux films qui ne sont pas sortis par hasard au moment même où se tenait le salon.

Refus de tourner pendant tout le salon

Le premier, Saint-Amour, est un film pour le cœur et le foie avec Depardieu et Poelvoorde se donnant la réplique dans une route des vins passant forcément par le beaujolais et le grand cru de Saint-Amour qui donne l’intitulé à double sens de cette échappée belle entre père et fils. Ce film, au départ, auraitt dû être entièrement tourné pendant le salon de l’Agriculture 2015. Le scénario prévoyait que cette route des vins se fasse uniquement de stand en stand, avec le duo Depardieu-Poelvoorde engagé dans une virée monumentale sous les halls de la porte de Versailles. Mais les organisateurs du salon ont prudemment refusé, imaginant à l’avance ce que pouvait donner le tournage d’un film pendant toute la durée du salon, avec ces deux comédiens iconoclastes, incontrôlables et parfaitement portés sur le saint-amour ! Benoît Delépine et Gustave Kervern, les deux réalisateurs tout droit venus de Groland, ont dû réécrire le scénario, n’ayant guère qu’une journée pour tourner pendant le salon. Caméra à l’épaule et dans un certain anonymat pour ne pas provoquer une gigantesque bousculade de fans des deux comédiens.

 

A pied jusqu’à Paris

Jacqueline a, elle aussi, pris la route du salon pour tenter de remporter un prix de beauté au concours délevage. Jacqueline, c’est le nom d’une magnifique vache de race Tarentaise dont le propriétaire est invité au salon de l’agriculture. A ce détail près que cet éleveur réside en Algérie et que ce film sobrement intitulé « La vache » (sorti lui aussi au moment du salon) narre de façon parfois hilarante la remontée à pied jusqu’à Paris, de ce couple insolite rappelant bien sûr La vache et le prisonnier de Fernandel. Dans cette virée rurale et buccolique, Jacqueline et son éleveur vont traverser bien des situations insolites, ce dernier se retrouvant même en animateur d’une fête de village trop arrosée. Heureusement, ce soir-là, le tandem Depardieu-Poelvoorde ne passait pas par là.

 

 

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