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Les salaires bretons restent à la traine

Les salaires en Bretagne ont tendance à rester à la traîne, en raison notamment du poids de l’agroalimentaire qui n’exige pas de grandes compétences mais n’offre pas, non plus, de solides rémunérations. Un nouvel indicateur le confirme : celui du baromètre Randstad, multinationale spécialisée dans le travail intérimaire, qui peut donc aisément faire des comparaisons d’une région à l’autre, puisqu’elle dispose régulièrement d’environ 1,4 million de fiches de salaires. Suffit de faire tourner les ordinateurs. Alors bien sûr, une fiche de salaire d’intérimaire ne correspond pas exactement à celle du salarié remplacé, mais elle s’en rapproche généralement. Et à partir des mêmes paramètres, les comparaisons sont aisées d’une région à l’autre.

De l’étude que vient de publier le groupe Randstad, un premier constat abrupt : la Bretagne est lanterne rouge des rémunérations de salariés intérimaires non cadres en France (ouvriers, salariés, professions intermédiaires) avec 1.570€ bruts par mois, hors prime vacances, alors que la moyenne nationale est à 1.607€. Du côté des voisins, la Normandie est dans le trio de tête avec 1.624 € et les Pays de la Loire dans la moyenne avec 1605 €. C’est en Auvergne Rhône-Alpes que la rémunération est la plus élevée avec 1.635 €, Paris n’étant pas pris en considération en raison de son particularisme salarial.

Bretagne : + 0,5 % seulement

Ces chiffres témoignent que l’intérim ne s’écarte pas beaucoup du Smic puisque le salaire moyen pour ces salariés non cadres (1.607€) correspond à 107,2 % du salaire minimum. Ce n’est pas Byzance mais pour la première fois depuis 2014, le salaire moyen (+1,8%) a plus augmenté sur la dernière année que le SMIC. C’est la preuve que la reprise économique de 2017 a une bonne incidence sur les salaires, particulièrement dans le BTP où le manque de main d’oeuvre est le plus manifeste, ce qui fait mécaniquement monter les rémunérations.

Mais, là encore, la Bretagne se distingue selon Randstad : la hausse des salaires n’est que de 0,5 %, là encore probablement en lien avec l’agroalimentaire qui ne traverse pas une période très florissante, à l’instar des productions agricoles.

Bretagne Bretons
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