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Saint-Nazaire. La première éolienne flottante française

Vendredi, à Saint-Nazaire, la navigatrice Catherine Chabaud a baptisé la première éolienne flottante française qui va bientôt être fixée au large du Croisic (Loire-Atlantique) où quatre autres engins viendront à leur tour s’aligner, du moins si l’expérience est concluante.

Et qui est à l’origine de cette réalisation ? Non point les mastodontes Areva ou Alstom, qui avaient annoncé des ambitions dans ce secteur avant de jeter l’éponge, mais une start-up, la société Ideol, créée il y a six ans à La Ciotat, près de Marseille. Avec une soixantaine de salariés, elle s’est lancée résolument dans le créneau de l’éolien flottant et il faut croire qu’elle a su convaincre des financeurs puisqu’elle est ainsi la première à se jeter à l’eau.

Cette éolienne flottante qui a été assemblée pendant plusieurs semaines sur le port de Saint-Nazaire, mesure 60 mètres de haut avec des pales de 40 mètres pour une production de 2 mégawatts. Elle est fixée sur une structure flottante, reliée au fond par cables et ancres.

Par rapport à l’éolienne posée au fond sur une fondation fixe, la flottante a l’avantage de limiter l’impact environnemental avec une faible emprise sur le fond marin. L’éolienne flottante peut également être très éloignée des côtes et positionnée sur des zones ou les vents sont forts et constants, ce qui assure une production plus élevée par rapport aux autres engins sur mer ou sur terre. Et au moment du démantèlement de fin de vie, le milieu n’est pas impacté.

« C’est un pari un peu fou », admet le Pdg de l’entreprise, Paul de la Guérivière. Mais, semble-t-il, prometteur puisque le groupe Bouygues a décidé de s’associer à ce premier grand projet flottant français.

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