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Saint-Nazaire. Des éoliennes pour la Chine et l’Allemagne

Une fabrication française achetée par des Chinois et des Allemands, ça ne se voit pas tous les mois sur le registre des exportations hexagonales. En l’occurrence, il s’agit d’éoliennes marines fabriquées à Saint-Nazaire mais au dessus desquelles la bannière étoilée américaine flotte au côté du drapeau tricolore.

Le fabricant en question, c’est General Electric, le géant américain présent sur les cinq continents. En 2015, il a repris la branche énergie de la société Alstom, contrainte de se recentrer sur ses activités traditionnelles (le ferroviaire) en raison d’une situation financière délicate. Cette année-là, l’éolien marin à qui l’on prédisait un brillant avenir tricolore, a pris une double claque. Presque simultanément, le géant du nucléaire, Areva, étranglé par les dettes, et Alstom se sont retirés du jeu après avoir pourtant décliné des ambitions fortes dans ce secteur en pleine expansion.

C’est d’ailleurs pour se positionner sur ce créneau marin duquel il était absent, que le groupe Général Electric a montré son très fort intérêt pour la branche énergie d’Alstom.

Inquiétudes levées

Les inquiétudes qui se sont légitimement manifestées du côté français ne sont pour l’instant pas vérifiées. Fort heureusement, elles auraient plutôt tendance à s’effacer après les annonces simultanées de vente d’appareils à la Chine et à l’Allemagne, pourtant les deux grands ténors de la performance export.

La Chine vient de faire l’acquisition de trois éoliennes marines nazairiennes (fabrication et maintenance) de six mégawatts chacune, autrement dit grosso modo l’équivalent de six éoliennes terrestres moyennes. Livrables en 2018, ces Héliade 150 seront installées dans une ferme pilote de l’est de la Chine, résolument engagée sur la voie des énergies renouvelables.

En direction de l’Allemagne, c’est une commande de 68 turbines et nacelles qui a donné du tonus au site de Saint-Nazaire. Les premières livraisons viennent de commencer et s’échelonneront jusqu’en 2018. Cette montée progressive en charge va faire grimper l’effectif de l’usine nazairienne à 300 employés (intérimaires compris) et les perspectives sont prometteuses grâce à la force de frappe de General Electric dont la présence commerciale sur les cinq continents est un gage rassurant.

L’horizon est d’autant plus dégagé qu’au large de Saint-Nazaire est également programmé, pour 2019, le création d’un parc de 80 éoliennes. Le dossier avance mais pour l’instant l’affaire se joue aussi devant les tribunaux puisque plusieurs recours ont été introduits par des associations de défense. La routine, quoi…

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