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Saint-Michel et les crépidules sauvent Ifremer-Dinard

En juin dernier, l’annonce d’une réorganisation des stations côtières d’Ifremer, avaient fait naître des craintes à Dinard. Le site de la Côte d’Emeraude, comme ceux de La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan, Anglet sur la Côte Basque ou l’Houreau en Charente paraissaient menacés de fermeture. Le doute est désormais levé : « le maintien de la station de Dinard sera officiellement validé à la fin de ce mois de mars ». Claire Rollet, la directrice et responsable scientifique de cette station vient de le faire savoir, dans une interwiew accordée au Télégramme.

600 kms de côtes

C’est un soulagement, pour l’équipe d’Ifremer qui emploie dix salariés permanents, et qui est la seule représentation d’Ifremer entre la Normandie et Brest, soit 600 kilomètres de côtes. Un argument que la directrice a mis en avant, estimant «  qu’une répartition de Dinard sur d’autres sites aurait rendu certaines missions d’Ifremer quasi-impossibles à réaliser ». Depuis plusieurs années, la station dinardaise est en effet spécialisée dans ses travaux sur le fonctionnement écologique de la baie du Mont Saint-Michel et ses bassins versants. Des recherches qui portent aussi sur l’ensemble du golfe normand breton pour mieux comprendre les développements des algues ou encore pour suivre les effets d’invasions biologiques telles que celles des crépidules. Des spécificités locales qui ont pesé au moment de la décision.

La station mène encore plusieurs missions sur le littoral de l’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor en matière de surveillance sanitaire.Elle assure par exemple le suivi des contaminations microbiennes ou phytosanitaires ayant un impact sur la santé publique en relation avec l ‘agence régionale de santé et les autorités maritimes. Un autre argument a sans doute pesé dans le dossier : les liens forts existant entre la station Ifremer et le museum d’histoire naturelle. Ils avaient abouti à la naissance et à l’installation à Dinard, (sur un terrain offert par la ville à l’euro symbolique), du centre de recherche et d’enseignement sur les systèmes côtiers ( CRESCO). Un centre qui chaque année organise des stages de découverte du milieu marin pour le grand public et accueille également des sessions de formation universitaire.

Patrick le Nen
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