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Saint-Malo. Quand les chenilles fournissent engrais bio et farine animale

Du côté de Saint-Brieuc, certains jardiniers ont les nerfs ! Les chenilles processionnaires ont tendance, ces jours-ci, à se multiplier chez les particuliers comme dans les espaces publics et on ne sait plus comment faire pour arrêter cette invasion.

Du côté de Saint-Malo, au contraire, on regarde les chenilles avec beaucoup plus d’intérêt, du moins quand on s’appelle David Buet et Franck Pradier. Car à force de les observer, ils se sont dit que ces petites bestioles produisent des déjections qui peuvent être plus précieuses encore que le crottin de cheval que nos aïeux ramassaient précautionneusement après le passage des charrettes.

Il faut dire que David Buet est ingénieur environnement et qu’il fréquente toute la petite faune de nos sols. Franck Pradier, lui, est plutôt dans la peau de l’entrepreneur en quête d’innovation. Alors bingo ! Le duo a créé Inakys, une société à peine sortie de l’oeuf qui ambitionne de créer un élevage de chenilles d’une espèce particulière. Nourrie avec des orties, elle produit des déjections enrobées comme des Smarties et toutes de la même taille. Un véritable engrais bio de très haute qualité, affirme le tandem, en destinant leur production aux agriculteurs bio et aux jardiniers amateurs.

Mais ce n’est pas tout. Car avec ces chenilles là, il y a le double effet valorisation puisqu’elles finissent en farines animales destinées à des élevages. Des chenilles nourries aux orties, miam-miam !

Il faut croire, en tous cas, que l’idée est très séduisante puisqu’avant même de monter leur élevage, les deux associés viennent de recevoir le prix de l’innovation de Etonnants créateurs, à Saint-Malo. Avec à la clef un chèque de 24.000 €.

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