coques

Saint-Brieuc. Trois milliards de coques en stock

Chaque année, depuis maintenant prés de quinze ans, aux marées d’été en Baie de Saint-Brieuc, on procède à l’évaluation de la population de coques. C’est une opération qui est menée par la réserve naturelle de la baie avec le concours de bénévoles de différentes associations de protection de la nature. Les bras ne sont pas de trop puisqu’il s’agit de sonder prés de 3.000 hectares de sable et de vasière.

Rassurez vous, tout n’est pas ratissé. Mais il faut tout de même passer au tamis une bonne centaine de points de prélèvement, précisément définis par IFREMER. C’est à partir de ces échantillons et après leurs savantes mises en équations qu’est calculé au plus juste le stock de coques. L’objectif étant de pouvoir fournir des données aux instances qui réglementent la pêche afin qu’elles définissent au mieux et le plus régulièrement possible les quotas , les tailles, les zones autorisées…

La coque, bien que moins noble que la coquille Saint-Jacques, reine de la Baie, est une espèce recherchée à la fois par les pêcheurs professionnels mais aussi les particuliers. C’est donc pour préserver la ressource qu’elle fait l’objet de toutes ces attentions.

Elles sont plus de 3 milliards

En 2009, la reproduction a connu un gros coup de mou, si bien que trois ans plus tard ( le temps qu’il faut pour que la coque soit pêchable,  2,7 cm pour les pros et 3 cm pour le particulier ), en 2012 on a enregistré une chute de 38% des prises.

Mais suite à la suspension de la pêche professionnelle pendant deux années ,et grâce à de bonnes conditions climatiques, la ressource s’est refait une santé et le dernier comptage laisse présager de bonnes prises pour les prochaines années.

On a estimé à  plus de 5.000 le nombre d’individus au mètre carré soit plus de 3 milliards de coques dans la baie. Attention, on ne peut pas les pêcher partout et surtout pas dans la réserve. Mais il reste de la place. Alors à vos râteaux. Mais un dernier conseil, si vous ne voulez pas trouver trop de grains de sable dans le coquillage, faites le tremper au moins six heures dans de l’eau salée, avant de les cuire ou de les déguster crues.

Patrick le Nen
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