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Saint-Brieuc. Un ambitieux projet de recyclage d’avions

Dans les 15 ans à venir, 12.000 avions de ligne devront être détruits et leurs principales pièces recyclées. Aujourd’hui, en Europe seulement trois sites existent pour accomplir le travail. Deux en France ( à Châteauroux et à Tarbes ) et un en Espagne à Terruel. « Le marché du démantèlement reste donc largement ouvert » a assuré au Journal des Entreprises, Christophe Robinet, co-fondateur du Club Orion, un réseau composé d’experts en stratégie qui a pour vocation d’aider des porteurs de projets industriels. Dans le viseur de ce spécialiste, l’aéroport de Saint-Brieuc dont la longueur de piste ( 2.200 mètres ) et les 10 hectares de terrain offre d’intéressantes perspectives.

Objectif : 100 avions par an

Dans un document qui a été adressé par Orion, à un certain nombre d’acteurs économiques du Pays de Saint-Brieuc, on annonce un possible investissement de 30 millions d’euros qui pourrait générer près de 250 emplois. Un prévisionnel de 5 ans table sur trois premières années de mise en place (comprenant l’acquisition et la viabilisation des terrains, la construction d’une usine de 20.000m2) puis une année de test où dix premiers avions seraient démantelés. A l’horizon 5 ans, Orion, toujours selon ce document « vise un objectif de 100 avions par an, pour un chiffre d’affaire de 150 millions d’euros ».

Dans la présentation de son projet, Orion, met aussi en avant sa dimension « éco-responsable », qui vise à retraiter et revendre un maximum de pièces, tout en impliquant le plus possible les filières locales de recyclage. Un chapitre est également consacré à la formation d’un personnel qualifié , nécessaire aux opérations de démantèlement, avec pourquoi pas la possibilité de créer sur place un centre de formation d’apprentis.

Le projet est ambitieux. S’il voyait le jour, il redonnerait un certain élan à l’aéroport qui depuis sa réalisation, en 1986, n’a jamais réellement décollé ,et dont le déficit cumulé entre 2012 et 2015 s’élève à près de deux millions et demi d’euros, comme vient de cruellement le rappeler la Chambre régionale des comptes.

Patrick le Nen
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