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Saint-Brieuc. A Art Rock une succession rock’n roll

Non, non, il n’y a pas que Johnny ! En Bretagne aussi, se profile une curieuse histoire de succession qui fait du bal dans les coulisses du festival Art Rock et des gorges chaudes dans le bastringue musical de l’ouest. A l’origine, un départ en retraite, celui de Jean-Michel Boinet, aux commandes du festival Art Rock depuis sa création, en 1983.

Comme les Vieilles Charrues qui ont pris leur envol à Landeleau avant de migrer vers Carhaix, c’est à Quessoy que l’association Wild Rose a lancé son festival avant de l’installer définitivement à Saint-Brieuc. Le temps a passé et plutôt bien réussi à ce festival mais l’heure de la retraite a sonné pour Jean-Michel Boinet.

Mais en partant, il émet un souhait et pose une condition. D’abord, que sa fille devienne la nouvelle directrice du festival pour perpétuer l’oeuvre paternelle. Après tout, pourquoi pas, on en a vu d’autres dans les successions familiales, sauf qu’ici on est dans une association et que c’est elle qui tranche.

Mais le néo-retraité demande également que le festival lui alloue une rémunération annuelle de 25.000 euros pour l’utilisation de la marque Art Rock. Ah bon ? Ben oui, selon une info du Télégramme, Jean-Michel Boinet a déposé la marque à l’Institut national de la Propriété industrielle (INPI) non pas au nom de l’association mais à son nom à lui. C’est donc lui qui détient les droits d’exploitation du festival.

Autant dire que parmi les membres de l’association on tousse beaucoup et que du côté des collectivités locales, on se demande si c’est de l’Art Rock ou du cochon. C’est donc avec beaucoup de curiosité et une appréhension non feinte que l’entourage du festival attend la suite de cette succession rock’n roll.

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