Rennes et Nantes. L’ombre de Notre-Dame-des-Landes

Des scènes d’insurrection en plein cœur de Rennes et Nantes ! Les images diffusées ces derniers jours montrent à quel point ces deux villes de l’Ouest sont devenues les champs clos des manifestations les plus violentes du pays. La loi El-Khomri, de toute évidence, ne suffit pas à expliquer de telles dérives. Sur elle,  plane l’ombre portée du projet de Notre-Dame-des-Landes, situé entre les deux villes, devenu point de ralliement et abcès de fixation de la contestation la plus radicale et la plus violente de l’Hexagone.

Les techniques de guérilla urbaine, les tenues de camouflage ou certaines banderoles ne laissent pas de doute sur la corrélation entre les violences dans ces deux villes et les quelques centaines d’ultras qui ont érigé Notre-Dame-des-Landes au premier rang d’une cause qui s’inscrit désormais bien plus dans l’action radicale que dans la contestation légitime. La question de l’évolution de ces événements ne se pose d’ailleurs plus seulement à propos de la loi El-Khomri. Elle projette déjà des interrogations sur la suite du conflit autour de l’aéroport, soumis à référendum le 26  juin prochain.

Si la réponse est positive, les travaux devraient débuter à l’automne. Mais il est bien peu probable que ces centaines d’activistes s’inclinent devant le verdict populaire et choisissent de rentrer définitivement dans leurs foyers. Ils ne lâcheront pas prise et cela nous vaudra logiquement des face à face musclés du côté de Notre-Dame-des-Landes. Du moins, c’est ce qui était prévisible. Mais avec les événements de ces derniers jours conjugués à des scènes déjà vécues à Nantes l’an dernier, on se demande si ces activistes d’origines très diverses n’ont pas déjà ciblé le terrain de leurs futures exactions anti-aéroport : les centres villes de Rennes et Nantes plutôt que le terrain découvert de Notre-Dame-des Landes où ils seraient relativement aisé de les encercler.

Autant pour leur pouvoir de nuisance que pour le choc médiatique, ces ultra-radicaux ont donné un aperçu de leur capacité à frapper vite et fort. Si le gouvernement ne parvient pas à éteindre rapidement cette surréaliste guérilla urbaine, les villes de Rennes et Nantes n’ont pas fini de connaître des jours agités.

René Perez
2 Commentaires
  1. Gael

    Si vous souhaitez en savoir plus sur le référendum du 26 Juin, rendez-vous sur referendum-aeroport.org/

    • Breizhatao35

      Vous avez vite fait de cibler des coupables, de quel droit? Vous êtes qui pour avoir la science infuse et tirer à boulet rouge sur les anti aéroports NDDL. C’est facile d’expulser et de voler le citoyen lambda de sa propriété et de le stigmatiser quand il veut défendre son bien. La lutte du pot de terre contre le pot de fer existe depuis des lustres hélas avec les résultats que l’on connaît

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