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Rennes. Epiderm lutte contre le soleil breton

Le soleil breton est sournois. Non pas ces derniers jours où il a été franc et généreux. Il cogne et donc on se protège. En revanche, il est plus dangereux quand on ne le sent pas, à cause de ce petit vent qui souffle toujours en Bretagne et qui a tendance à dérégler nos thermostats intérieurs. On ne sent pas les rayons qui traversent même les nuages et donc on ne se protège pas. La Bretagne est ainsi, paradoxalement, en tête des régions françaises pour les cancers de la peau liés au soleil et les agriculteurs sont statistiquement les plus exposés.

Mais avec la désertification médicale progressive et la faible densité de spécialistes de dermatologie, on a tendance à toujours reculer l’échéance du jour où on ira consulter, surtout quand on sait qu’il faudra parfois plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous chez un dermato.

Autant dire que l’application développée par deux Rennais, Antoine Bohuon et Mickaël Le Coq, est particulièrement adaptée à la Bretagne, même si elle est destinée à être généralisée, en France mais aussi à l’étranger. Elle consiste en un examen à distance, par des dermatologues, de toutes les apparitions suspectes sur la peau (boutons, tâches, plaques…) qui provoquent l’inquiétude dès qu’elles se manifestent.

Photos avec son Smartphone

Pour procéder, c’est simple : on prend avec son smartphone deux photos, à distances différentes, de ces marques suspectes et on les envoie, via ce site, en les accompagnant d’une description des symptômes. Dans les 48 heures qui suivent, l’un des dermatos d’Epiderm vous contacte pour donner des indications. Il ne s’agit pas d’un diagnostic médical mais de conseils pour gagner du temps avant une éventuelle visite chez le spécialiste. Dans la majorité des cas, le professionnel va indiquer que ces marques ne présentent pas de danger mais il peut, à l’inverse, déceler des éléments assez suspects pour prendre rapidement contact avec un confrère et accélérer l’obtention d’une consultation en conditions réelles.

Le procédé est ingénieux et le coût abordable (15 euros). Le résultat ne s’est donc pas fait attendre. De la France entière des téléchargements sont arrivés. La barre des 5.000 a été dépassée en quelques mois et la progression est si exponentielle que Antoine Bothuon pronostique le cap des 50.000 dans un an. D’autant que le succès l’a encouragé à lancer prochainement son application aux Etats-Unis et en Inde.

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