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Rémunération des dirigeants. Controverse au CMB-Arkéa

Macron menace de réglementer ! Le niveau de rémunération des dirigeants est devenu un sujet récurrent de l’actualité économique et plus encore depuis que le conseil d’administration de Renault a décidé de passer outre le refus (consultatif, il est vrai) des actionnaires du groupe. Carlos Goshn, le PDG recevra 7,2 millions cette année, décision qui a d’autant plus choqué que cette rémunération se cumule avec celle qu’il perçoit aussi de la part de Nissan dont il est également le dirigeant.

Mais les grandes sociétés internationales ne sont pas les seules à être animées par les discussions, voire les controverses sur ce sujet épineux. Au CMB-Arkéa, le sujet a également surgi dans le sillage d’un automne marqué par le bras de fer avec le CM-CIC, l’autre composante majeure du Crédit mutuel.

La CFDT conteste

En l’occurrence, c’est la CFDT qui porte le fer en affirmant que « sur demande du président Jean-Pierre DENIS, les administrateurs ont accordé aux 12 membres dirigeants du Groupe un Intéressement Long Terme (ILT). Lorsque certains critères sont atteints, cet intéressement déclenche le versement d’une prime égale à 40% de leur rémunération annuelle », ajoute le syndicat en notant que « le fixe du président et du directeur général ont été revus à la hausse, en 2015, de plus de 10%. Le président a ainsi vu sa rémunération progresser de 44% pour culminer à 1,5 million d’euros. Il en va de même des douze autres dirigeants » affirme la CFDT en faisant remarquer que le président du CM-CIC « émarge à 700.000 euros, sans part variable ».

Sur ce point, le syndicat semble sous-estimer très nettement le niveau de rémunérations dont bénéficiait Michel Lucas, le président de cette banque de l’Est de la France (et président de la fédération nationale) qui vient tout juste de démissionner à l’âge de 74 ans. En 2008-2009, il était le banquier français touchant la plus forte rémunération. Elle dépassait déjà allègrement le million d’euros. Il est vrai que ce classement était directement liée à la crise financière et à la baisse drastique, cette année-là, des rémunérations des dirigeants des grandes banques françaises bénéficiant d’un secours de l’Etat. Michel Lucas, patron de groupe mutualiste, s’était ainsi trouvé brutalement en tête d’un classement qui fit beaucoup parler. Et qui prouve que déjà, à l’époque, il percevait bien plus de 700.000 euros.

Résultats : + 76% sur les quatre derniers exercices

La CFDT demande aux dirigeants et au conseil d’administration du groupe Arkea de renoncer à cet intéressement long terme. Une démarche qui ne suscite pas de commentaires officiels du côté de la direction. Dans l’entourage du président, on fait toutefois remarquer que le groupe a enregistré une très forte progression de ses résultats nets sur les quatre derniers exercices (+ 76%) et que le chiffre cité par la CFDT cumule des éléments de l’exercice 2015 et des composants pluriannuels liés aux résultats futurs. Ils ne seront pas versés si ces objectifs ne sont pas atteints.

On conteste donc le chiffre de 1,5 million d’euros cité par la CFDT mais aussi le journal Les Echos. En 2015 le président du groupe n’aurait pas touché cette somme mais un montant un peu supérieur à 800.000 euros.

René Perez
1 Commentaire
  1. Bonjour,
    pour compléter votre information et par la même l’information sur vous délivrez, nous vous invitons à prendre connaissance des informations que donne régulièrement le 2 eme syndicat du Crédit Mutuel Arkéa sur sont site et notamment la lettre anonyme envoyée à l’ensemble des syndicats :

    https://unsaarkea.files.wordpress.com/2016/01/eclairage-conflit-crecc81dit-mutuel.pdf

    Nous sommes à votre dispositions pour tous renseignements complémentaires

    L’ Unsa Crédit Mutuel Arkéa

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