Concurrents et le Mont-Saint-Michel. Image Alexis Courcoux

Concurrents et le Mont-Saint-Michel. Image Alexis Courcoux

Économie bretonne : vous reprendrez bien une petite Route du Rhum ?

À un an du grand départ de la route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018*, branle-bas de combat pour les entreprises qui veulent s’inscrire dans cette course mythique. Régis Rassouli est à la tête de RivaCom, qui vient de fêter vingt ans de communication sur tout le Grand Ouest. Avec un savoir-faire reconnu dans le monde de la Voile, l’agence s’est vue confier, pour la 4e édition consécutive, les missions de relations publiques et les relations presse de l’événement. Il témoigne de l’importance économique de cet événement hors norme pour Saint-Malo et la Bretagne. Interview.

Régis Rassouli, quelles répercussions a sur l’économie bretonne un événement de l’ampleur de la Route du Rhum?

Les deux millions de passages enregistrés il y a quatre ans prouvent que la Route du Rhum génère une activité touristique très forte sur toute la Bretagne dite historique. L’événement, qui se déroule à la Toussaint, a même servi de prétexte pour des séjours en vacances. Deuxième répercussion qui a lieu en ce moment même : près de 80% de la centaine de bateaux de la course se préparent et se construisent dans des chantiers bretons ou basés en Bretagne, notamment sur l’axe Saint-Malo/Vannes. On peut donc considérer que la course génère en elle-même tout un écosystème économique pour chaque bateau.

Comment les entreprises bretonnes se mobilisent autour de l’événement ?

Bretonnes comme nationales et internationales, on peut déjà estimer qu’elles seront un millier à s’inscrire dans la course, et ce à tous les niveaux. L’avantage d’une Route du Rhum ou d’un Vendée Globe, c’est que chaque entreprise peut se mobiliser et peut trouver un projet à sa dimension, qu’elle soit TPE, PME, ou grand groupe international : chacun compose son menu et peut contribuer à la grandeur de l’événement. Il y a les entreprises partenaires de bateaux – partenaires techniques comme sponsors, un bateau compte une dizaine de partenaires en moyenne – et celles qui sont partenaires de la course. Enfin, l’organisation a eu la volonté de mettre en avant les produits régionaux et a lancé une dynamique de licence de marque avec des entreprises agroalimentaires locales, par le biais du Club Rhum. Citons, parmi les marques qui pourront être estampillées « Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018 », Breizh Cola, Lancelot, Guyader, Armor Lux, les Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel, Prince de Bretagne, Plancoët, la Maison Percelay… Nous sommes prêts à accompagner toutes les entreprises qui veulent nous suivre dans l’aventure.

Quelles retombées peut-on attendre de la prochaine Route du Rhum ?

Les retombées seront monstrueuses et toucheront différents domaines. Tout d’abord, la Voile est un sport libre de droit, et donc ouvert à tous les médias. Si la course est déjà en partenariat avec le Télégramme et Ouest France, le Figaro, France Tv, Radio France, elle sera très largement véhiculée sur tous les canaux, avec une évolution remarquable sur tous supports numériques, même les jeux vidéos, à l’image de Virtual Regatta. Elle suscite ainsi un véritable engouement, une passion populaire. Pour les entreprises, cela pourra se traduire par un taux de notoriété à la hausse, une croissance des ventes pour certaines, ou des opérations de communication internes, des promotions, animations commerciales… Au final, l’événement dure plus longtemps que la course en elle-même, en amont comme en aval, et marque considérablement l’économie du territoire, de manière directe comme indirecte.

*Pour rappel, La Route du Rhum – Destination Guadeloupe est organisée par OC Sport Pen Duick, qui fait partie du Groupe Télégramme.

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