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La qualité laitière de l’ouest à la pipette de MyLab

Avec une part de 33% du volume français, le Grand ouest est le premier territoire laitier de France. Son climat, océanique et tempéré, fait de lui le pays d’heureuses pâtures. Mais du pis à la brique et de la traite aux produits transformés, la route est sinueuse et rien ne passe à travers les mailles de MyLab.

Sur les huit départements de l’ouest français que contrôle MyLab, ce sont les productions laitières de quelque 17 500 fermes laitières et 65 laiteries que le laboratoire scrute quotidiennement. C’est ce qui fait de lui non seulement le contrôleur officiel du Grand ouest (à l’exception de la Sarthe), mais aussi le plus important puisque ses analyses laitières concernent 33 % du volume de lait bovin français.

Avec un site à Carhaix (29) et le deuxième à Châteaugiron (35), ce n’est rien de moins qu’un maillage territorial qui s’est formé par la fusion en 2016 de deux entités distinctes, l’association carhaisienne Urcil, créée en 1971, et Lillab. Un regroupement qui tenait à une logistique simplifiée, et l’a hissé vers le monopole.

Pourtant, MyLab n’est autre qu’une association de loi 1901 qui, d’ailleurs, peut bien se targuer de son indépendance. Avec un chiffre d’affaires de 9,4 millions d’euros, elle parvient tout de même à injecter un million d’euros par an dans la recherche et l’innovation, et ce, sans la moindre subvention.

« C’est dans cette dynamique toujours plus poussée que l’analyse de l’ADN de certaines bactéries sera possible dès le mois de septembre, afin de détecter la bactérie infectée », annonce la directrice, Kathia Longcôté.

Le lait, une matrice pour la santé

La plateforme de Carhaix couvre une zone allant du Finistère au Morbihan et au nord costarmoricain. Un territoire qui représente 5 500 fermes laitières et quinze laiteries. Tous les ans, ce sont 1 900.000 analyses qui sont effectuées pour le paiement du lait. Autant d’échantillons effectués sur tanks qui s’ajoutent aux 3 100.000 autres tests qui sont réalisés au gré des éleveurs comme « des indicateurs de pilotage ». Des analyses réalisées, cette fois, auprès des vaches, en partenariat étroit avec Bretagne conseil élevage Ouest.

Quel que soit le procédé, c’est en conformité avec les réglementations européennes du « Paquet hygiène » que les analyses laitières sont effectuées en vertu de règles sanitaires et bactériologiques et selon une politique qualitative qui porte aussi bien sur une synthèse de classement à des fins alimentaires.

Pour chaque traite, ce sont les taux de matières grasses, protéiques, leucocytaires (infections), de résidus (antibiotiques, antiseptiques), lipolyse (altération en vue des produits transformés), etc, qui sont ainsi passés au crible chez MyLab, un laboratoire reconnu par le ministère de l’agriculture et accrédité auprès du Cofrac, qui est lui-même chargé d’évaluer la compétence et l’impartialité des laboratoires et des organismes de certification ou d’inspection. Il revient à la charge tous les quinze mois pour passer le laboratoire au peigne fin. De quoi garantir santé et fiabilité du pis aux yaourts, beurres, fromages et autres produits lactés.

Manon Motir
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