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Projet breton. Une éolienne à la place des voiles

Depuis l’Antiquité, les hommes se servent de la force du vent pour se déplacer sur l’eau. Mais ils n’utilisent jusqu’à présent que des voiles dont la résistance au vent fait avancer les bateaux.

Charles-Henri Viel, un ingénieur morbihannais travaille sur un concept beaucoup plus novateur : l’éolienne qui remplace les voiles. Une gigantesque hélice à géométrie variable qui capte toute la force du vent pour la transformer en énergie destinée à la propulsion des navires comme à la fourniture des énergies du bord.

De la mécanique des fluides à la résistance des matériaux, cet ingénieur de 58 ans s’est trituré les méninges pour mettre au point « l’Archinaute », un prototype, pour l’instant virtuel, puisqu’il n’existe qu’en images de synthèse. Mais il en est sûr : ce procédé préfigure le futur puisqu’on peut même avancer face au vent, comme un judoka utilisant la puissance de son adversaire pour le mettre à terre.

Les vertus des matériaux composites

L’idée en vérité n’est pas toute neuve. Elle avait déjà été évoquée dans les années 20 mais les matériaux d’époque ne permettaient pas de combiner la résistance au vent, une nécessaire légèreté et la transformation optimale en énergie. Avec les matériaux composites modernes, légers et résistants, on peut tout envisager et Charles-Henri Viel s’est attelé à la tâche pour penser ces éoliennes de pont qui, contre vents et marées, feraient avancer les navires.

Son concept a en tout cas séduit le ministère de l’Environnement qui a retenu l’Archinaute parmi les 100 projets pour le Climat qu’il entend promouvoir. Une présentation a également eu lieu à Lausanne dans un salon spécialisé sur les énergies du futur ainsi qu’à Marrakech, lors de l’ouverture la Cop 22.

Comment maintenant passer au stade de la réalisation ? Muni de ces références internationales, Charles-Henri Viel cherche des sponsors pour réaliser un prototype d’une douzaine de mètres de long dont le coût de réalisation devrait avoisiner les trois millions d’euros. Et il en est convaincu : des navires de transports aux bateaux de pêche en passant par les bâtiments scientifiques, le potentiel est large pour une technique de propulsion économique et écologique.

Pierre Vincent
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