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Présidentielle. Les Bretons encore en tête de la participation ?

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, on vote dimanche pour le premier tour de la présidentielle, l’élection-mère. Malgré les hauts-le-coeur parfois ressentis (ou peut-être grâce à eux…), nous nous sommes intéressés à cette campagne électorale. C’est du moins ce qu’a révélé récemment un sondage Odexa selon lequel notre intérêt pour cette campagne a été supérieur à ce qui avait été enregistré en 2007 et 2012.

Il est vrai qu’avec tous ces rebondissements, ces affaires, ces favoris tombant les uns après les autres, ces seconds rôles soudainement promus au rôle de ténors, nous sommes gâtés. Notre attention est forcément captée, que nous le voulions ou non, ce qui explique cette statistique paradoxale avec la lassitude légitime que nous ressentons devant la longueur de cette campagne ouverte depuis l’an dernier, avec les primaires.

Mais cet intérêt va-t-il se traduire dans les urnes ? Rien n’est moins sûr car c’est à ce stade que le rejet pourrait être le plus manifeste. Et bien sûr, on suivra particulièrement le vote en Bretagne puisque c’est la région qui traditionnellement vote le plus à l’élection présidentielle. En 2012, lors de la précédente élection, la Bretagne décrochait à nouveau la palme de la participation avec 81 % de votants sur les 2,4 millions d’électeurs bretons alors que la moyenne nationale se situait plus de 3 points en deça, à 76,7 %.

Et le FN ?

En revanche, à la législative qui a suivi, la Bretagne n’arrivait qu’en sixième position, derrière le Limousin, l’Auvergne, la Corse, le Midi-Pyrénées et Poitou-Charente. Ce sont, il est vrai, des régions encore plus rurales que la Bretagne où l’équation personnelle des candidat-e-s à la députation compte souvent plus dans le choix des électeurs que dans les régions à densité urbaines. Elle pousse donc à la participation.

L’autre particularité électorale de la Bretagne, c’est bien sûr sa distance par rapport au Front national. C’est la région qui a toujours voté le moins en faveur du parti de Jean-Marie puis Marine Le Pen. Mais il a progressé ces dernières années, notamment dans les zones les plus déshéritées de Bretagne centrale et dans la périphérie des grandes villes. Alors, la Bretagne conservera-t-elle cette autre spécificité ? Réponse dimanche soir.

René Perez
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