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Porc. La Chine fait remonter les prix

En plein cœur d’une rude crise, les producteurs de porcs bretons espéraient une embellie venant de Russie. Mais à la surprise quasi-générale, c’est de Chine que sont venues les bonnes nouvelles et non d’une levée de l’embargo russe qui a pesé lourdement sur la chute des cours en 2015.

L’inversion de tendance est nette. Elle s’est confirmée au fil de ces dernières semaines avec une remontée des cours du porc au marché de Plérin, tombés à un niveau dramatique pour les éleveurs (1,10 €/kg en début 2016) mais qui, au fil des semaines, se sont nettement raffermis sous l’effet d’une demande chinoise soudain robuste. Cette semaine, les cours ont atteint le niveau de 1,30€ que personne ne voyait revenir aussi vite du diable-vauvert. Un prix qui rejoint enfin le niveau de 2015 mais qui en moyenne mobile sur douze mois n’en est encore qu’à 1,24€, au dessous de 2014 (1,32€) et surtout de 2013 (1,46€).

Nouvelles normes en Chine

 
Les éleveurs commencent donc à respirer après un rude hiver où la surproduction européenne (surtout espagnole), l’embargo russe et la baisse de consommation en Europe s’étaient conjugués pour faire plonger les prix. Et comme pour le pétrole ou le lait, il suffit parfois d’un faible excédent pour entraîner une chute des prix proportionnellement plus marquée.

Mais le mouvement peu également s’exercer dans l’autre sens comme en témoigne ce rattrapage, tardif mais réel, sous l’effet d’une demande, venant surtout de Hong-Kong, sous le double effet d’une parité monétaire plus favorable avec la baisse de l’euro mais aussi et surtout, en raison de nouvelles normes environnementales plus strictes. Selon les échos venus de Chine, elles auraient entraîné une décapitation du cheptel de truies et donc une baisse sensible de la production. Au point de provoquer cet appel d’air qui a regonflé les cours et le moral des éleveurs.

Pierre Vincent
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