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Pompinell veut naître en Bretagne !

Créée en 2011 par Laurent Le Guilloux et Matthieu Riopel (qui a depuis quitté l’aventure), la Pompinell s’inscrit dans la grande tradition des poupées bretonnes. Sauf qu’à celle-ci a été ajoutée une touche d’inspiration japonaise. Pour les non-initiés, Pompinell n’est autre que la traduction littérale d’« élégante » ou encore « coquette » en breton, et de « kawaii » en japonais. La célèbre Barbie va peut-être devoir aller se faire rhabiller…

Un parcours dédié à la tradition

Dépoussiérer la tradition sans la dénaturer, telle est l’objectif de Laurent Le Guilloux, tout en y associant un aspect manga. Le graphiste affiche un parcours qui va dans ce sens. En tant qu’ancien sonneur de divers cercles et bagadoù, il fut aussi co-créateur, au sein d’une équipe guidée par les conseils d’Erwan Ropars, des costumes du bagad quimpérois Kerne. Un déclic ? Pas forcément, mais un apprentissage fondamental et une curiosité accrue pour les costumes bretons, emblèmes de la région.

Le terroir, source d’inspiration et de création

Etendard incontesté et incontestable de la culture bretonne hors de nos frontières, la Bigoudène n’a pourtant pas été le premier modèle proposé au public. Désireux de s’éloigner des stéréotypes, la première Pompinell va porter l’habit du pays de l’Aven en 2011. L’année suivante, c’est la Glazik, aussi déclinée en porte-clefs, qui est apparue. Puis, enfin, la Bigoudène a vu le jour. Tout comme le site internet (www.pompinell.com).

Elargir et représenter une région riche en diversités

Cette coquette figurine a ensuite été élargie à toute la contrée ! Pour Lorient, la Gwened Izelañ a revêtis ses plus belles parures, tout comme la Montagne (la Kerne Uhelañ), qui englobe les pays Plinn et Fisel. Aujourd’hui, les projets restent multiples, car le créateur ne compte pas s’arrêter là ! Ainsi, les costumes de Plougastel-Daoulas et du pays de Retz sont en cours de réalisation, car le pays Gallo est, lui aussi, demandeur.

Made in Breizh forcément !

Dans cette belle aventure, Laurent Le Guilloux se trouve face à un dilemme… et même à un problème fondamental : il souhaite que ses pompinellioù voient le jour en Bretagne. Or, aujourd’hui, et ce malgré de nombreux efforts, seule la Chine est en capacité de produire les poupées. Si le créateur a déniché à Camaret une société apte à concevoir des prototypes de qualité, la production s’avère très chère. Alors, pour que la Pompinell naisse en Bretagne, Laurent le Guilloux est aujourd’hui à la recherche d’un fabricant local et d’un éditeur. Ce qui lui permettra de réaliser son objectif ultime : une réalisation en faïence !

François Alaouret

Bretagne Bretons
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