DR / Région Bretagne

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Sur le polder de Brest les éoliennes pointent le nez

C’est un espace gagné sur la mer. Un polder qui a accueilli tous les déblais de la construction du centre Océanopolis, à l’entrée de Brest. Des milliers de tonnes de gravats qui se sont accumulées pour créer cette réserve foncière de 54 hectares, longtemps restée inoccupée en raison de l’instabilité du site. Jusqu’à ce que la Région, propriétaire des lieux, lance un gros chantier de viabilisation, offrant l’exceptionnelle opportunité de disposer d’une telle plateforme.

Sa situation, en bord de mer, et les facilités d’accès, par la route comme par l’eau, lui ont valu d’être retenue comme site d’assemblage pour des éoliennes destinées à la Bretagne. Avec, en spectaculaire entrée en matière, le chantier des 62 éoliennes géante du groupe espagnol Navantia, destinées à la baie de Saint-Brieuc où elles devraient être opérationnelles en 2023.

250 employés pendant deux ans

La première concrétisation est désormais visible, avec la construction d’un immense hangar sur la partie nord du polder. Avec 170 mètres de long (soit deux fois la longueur d’un terrain de foot) et 15 mètres de hauteur, cet immense hangar va d’abord servir pour la fabrication et l’assemblage des pieds des éoliennes. Des éléments qui seront fixés dans le fond de la mer, au large de la baie de Saint-Brieuc, et serviront de socle de fixation aux 62 machines. Il ne s’agit pas ici d’éoliennes flottantes mais bien d’équipements fixés au fond sur ces énormes pieds.

Equipé de ponts roulants et de portiques, ce hangar verra ensuite l’arrivée des machines et de tous les éléments (tubes, plaques, hélices…) nécessaires à l’assemblage des éoliennes. Au total 35.000 tonnes de métal (trois fois le poids de la Tour Eiffel ! ) transiteront par le polder de Brest avant l’assemblage et le transfert jusqu’à la baie de Saint-Brieuc.

Durant deux ans, 250 employés travailleront sur le site mais il s’agit pour l’essentiel d’effectifs de la quinzaine de sous-traitants du groupe espagnol Navantia. Des emplois dans la soudure ou l’outillage seront toutefois proposés sur place.

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1 Commentaire
  1. Martin

    On va massacrer cette belle région si touristique. 250 emplois Éphémères contre des milliers apportés par le tourisme !
    Tout ça pour rien car l’eolien produit une energie intermittente qui ne permet pas de faire baisser le taux de CO2 puisque notre électricité est déjà decarbonée grâce au nucléaire et ne permettra pas d’ôter le nucléaire puisqu’on en aura besoin les jours sans vent !

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