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Plouyé. Le premier chantier de reconstruction d’éoliennes

A quelques dizaines de kilomètres de distance, les Monts-d’Arrée offrent un saisissant contraste. A Brennilis (Finistère) depuis trente ans maintenant, on déconstruit celle qui fut la première centrale nucléaire française, mise en service en 1967 mais avec un faible rendement énergétique. A un vol d’oiseau de là, c’est un autre démantèlement de production d’électricité qui constitue lui aussi une première en France. Les éoliennes de Plouyé ont été entièrement démontées et remplacées par des engins de nouvelle génération, premier chantier du genre dans l’Hexagone, selon les concepteurs.

Ce remplacement témoigne d’une réelle volonté d’exploiter au mieux ce procédé de production écologique d’électricité mais il illustre aussi la faiblesse structurelle de la première génération d’éoliennes installées en Bretagne. Il s’agissait généralement d’équipements de faible puissance, voire même de seconde main achetés dans des pays en avance sur la France, immergée dans le choix du nucléaire.

La commune de Plouyé était en tout cas pionnière et très engagée dans ce domaine puisqu’elle n’hésita pas a investir dans la pose de quatre éoliennes, entrées en service en 2002. Pas mal pour une commune de moins de 1.000 habitants. Mais au fil des ans, il est apparu que la production était relativement faible (pour 2.000 habitants environ), que les pales étaient sonores et que l’évolution de la réglementation imposait de nouvelles contraintes, notamment d’éloignement des habitations.

Puissance multipliée par quatre

Depuis 2010, ce n’est plus la commune mais la société Kallista Energy qui est propriétaire de ces éoliennes, après en avoir fait l’acquisition. C’est cette société qui a décidé de lancer ce premier chantier français de démantèlement, en remplaçant les éoliennes de 2002 par une nouvelle génération à la taille plus imposante. On double la hauteur (de 45 à 98 mètres) et la longueur des pales (de 24 à 41 mètres ) pour aboutir à une puissance multipliée par quatre. Avec 20.000 MWh/an, on n’est pas loin d’une ville de 10.000 habitants. Plus de puissance, plus de production, moins de nuisances sonores grâce à des pales aux extrémités spécialement profilées, plus d’éloignement des habitations… A la communauté de communes des Monts-d’Arrée on se félicite de cette entrée en service car ce groupement de communes va produire plus d’électricité qu’il n’en consomme.

Et comme ces éoliennes font entrer des gwennecs dans les caisses de la collectivité, le niveau de tolérance de ces éoliennes est bien plus élevé que dans certains autres secteurs. Car ici, au départ, c’est une volonté communale et collective qui a fait dresser ces mats sur les hauteurs des Monts-d’Arrée

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1 Commentaire
  1. louise

    Les promoteurs eolienseolien viendraient ils « sauver la planete » si les subventions n’etaient pas aussi juteuses ?
    Nous payons leurs profits .

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