Pour la planète, la laitue c’est pire que le jambon !

Les chercheurs de l’université américaine de Carnegie-Mellon sont-ils des branquignols ? La question pourrait se poser quand on voit les conclusions de l’étude qu’ils viennent de publier. Mais quand on sait que cette université compte plusieurs prix Nobel à son palmarès, on suppose qu’il faut accorder du crédit aux stupéfiants résultats de leur recherche.

Alors voilà. Ces chercheurs se sont lancés dans une étude approfondie sur l’obésité, fléau américain qui gagne aussi, peu à peu, le Vieux continent. Ils ont commencé à tout disséquer sur les régimes nutritionnels, le végétarisme et tous les aliments non carnés. Et brutalement ont changé de direction pour approfondir leurs recherches sur l’étonnante découverte qu’ils venaient de faire : « Pour la planète, manger une laitue est trois fois pire que de manger du bacon » . C’est avec ce constat abrupt, bien ciselé et forcément très médiatique que Paul Fishbeck, le chercheur conduisant cette étude, a soudain connu son quart d’heure de gloire. Et ces jours-ci, les conclusions de cette recherche mettent en émoi bien des milieux scientifiques car elle a en quelque sorte renversé la table.

Selon ces chercheurs, si on met dans la balance les calories produites, les gaz à effet de serre et les besoins en eau, la production de certains végétaux est plus nocive pour notre bonne vieille Terre que de produire de la viande. Exemple : si on peut rassasier un humain avec 300 grammes de viande, pour arriver au même résultat avec de la salade il va falloir plusieurs kilos, avec des indices environnementaux élevés. « L’aubergine, le céleri et le concombre (très recherchés par les végétariens), ont par exemple, expliquent les chercheurs, un mauvais ratio énergétique par rapport au poulet et au porc. Et, ajoutent-ils, si on remplace la viande par des fruits, des légumes, des produits laitiers ou des crustacés, on augmente les émissions carboniques de 6%, la consommation d’eau de 10% et la consommation énergétique de 38% ». My Godness !

Bref, pour chaque calorie consommée, il y a plus d’émissions avec certains végétaux qu’avec de la viande, concluent les chercheurs américains dont l’étude fait beaucoup de bruit. Elle sera très probablement suivie d’une contre-expertise des végétariens, soudain soupçonnés d’avoir un comportement alimentaire plus nocif que les amateurs de viande ! En attendant, inutile de vous précipiter chez votre boucher sous prétexte de sauver la planète…

René Perez
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