truite

Une pisciculture en mer près de l’île de Bréhat

L’élevage de poissons en mer n’est pour l’instant pas très développé en Bretagne. Il est vrai que dans les années 80-90, l’expérience d’élevage de saumons dans une barge, dans la baie de Morlaix, avait refroidi les ardeurs. Le saumon, à l’époque, était un produit de luxe et cette barge, unique au monde, reproduisait les conditions de vie et de développement de ce poisson, avec reconstitution de courants d’eau de mer. Mais le coût s’est soudain révélé hors de prix quand l’envolée de la production mondiale, surtout en Norvège, a fait chuter les cours mondiaux et banalisé la consommation de ce poisson qui était jusqu’alors classé haut de gamme.

Depuis cette époque, la France n’a d’ailleurs pas accordé beaucoup de permis pour de l’élevage en mer puisque le dernier en date remonte à 1996 (source Ouest-France), il y a donc plus de vingt ans. On saluera donc comme il se doit le permis qui vient d’être accordé à une jeune entreprise, Symbiomer, pour un élevage de truites en mer, près de l’île de Bréhat. A la vérité, on est ici dans le cadre bien plus large d’une petite société qui s’est lancée dans une exploitation durable des ressources marines.

Elle est déjà dans la récolte des algues qu’il s’agisse de celles des rives, avec accès par bateau aux gisements, aux algues pêchées au fond par scoubidou en passant par l’algoculture que cette société veut développer. Mais son créateur, Alexis Bouvet, se veut discret sur la question.

C’est sur ce site d’algoculture qu’il a demandé le permis d’exploiter un élevage de truites de mer, en cages et en lien avec la culture d’algues. Selon un modèle bio, annonce-t-il. Objectif : une vingtaine de tonnes par an quand l’installation aura trouvé son rythme de croisière.

Le jeune homme qui a passé trois ans au CEVA (centre d’études et de valorisation des algues) veut avoir plusieurs cordes à son arc. Avec les deux bateaux dont il a fait l’acquisition, il entend aussi se lancer dans la pêche à la coquille saint-jacques, voire même les moules, pour assurer l’activité d’une entreprise qui devrait compter une demi-douzaine de salariés.

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