Photo Kieran Dodds

Photo Kieran Dodds

Photoreporter. Après les entreprises le grand public devient producteur

Le festival Photoreporter de Saint-Brieuc revendique son originalité. « C’est le seul festival dans le monde à produire ses propres reportages » aime a rappeler son directeur, Alexandre Solacolu. C’est en constatant que le photojournalisme était en crise et en prenant la mesure des difficultés que rencontraient les photographes professionnels pour réaliser leurs reportages, qu’il y a quatre ans Alexandre Solacolu a eu l’idée de faire appel à des acteurs privés pour financer un fonds de dotation destiné à aider les reporters d’images dans leurs projets.

L’agglomération briochine l’a rapidement épaulé et c’est ainsi qu’est né ce festival à l’automne 2012. Un budget de plus de 600 000 euros avait pu être monté à l’époque. Aujourd’hui, il a été divisé par trois mais permet toujours de répondre aux objectifs. C’est ainsi que depuis le début du mois d’octobre, on peut découvrir en plusieurs lieux de Saint-Brieuc, les dix reportages financés pour l’édition 2015 par la cinquantaine de mécènes que réunit le fonds de dotation.

Grandes et petites entreprises

S’il se veut original par son mode de financement, le festival se flatte aussi d’étre un outil de développement économique territorial en réunissant autour de lui un nombre grandissant de grandes et petites entreprises du bassin briochin. Et pour s’ouvrir encore davantage , le festival lance cette année un appel au public en créant une plateforme d’investissement participatif. C’est ainsi que les particuliers vont pouvoir eux aussi devenir les producteurs d’un reportage que va réaliser le photographe Olivier Jobard, sur les femmes philippines qui travaillent comme domestiques en France.

Autre satisfaction pour le festival Photoreporter, il fait désormais partie des 587 partenaires de la marque Bretagne.

Patrick le Nen
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