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Peugeot. L’usine de Rennes tourne à plein régime

L’usine Peugeot de Rennes-La Janais a parfois connu des creux de charge. Mais, à l’inverse, elle a rarement traversé une période de pleine activité comme celle qu’elle vit actuellement, confinant à la surchauffe. Au point qu’elle ne pourra sans doute pas produire seule la 5008 qui lui a été confiée.

La raison première tient bien sûr au succès que rencontre la marque depuis l’arrivée du Pdg Carlos Tavarès, ex-adjoint d’un autre Carlos, patron du groupe Renault-Nissan. Il faut y ajouter le plan de modernisation de 100 millions d’euros récemment réalisé à l’usine de Rennes- La Janais qui en fait une des unités les plus modernes du groupe, raison pour laquelle elle s’est vue confier la production de la 5008 qu’elle assure à 25 unités par heure ! Mais parallèlement, l’usine rennaise fabrique la C5 Air Cross, arrivée le mois dernier et dont le carnet de commandes est lui aussi bien rempli.

Les 3×8 ne suffisent pas

Résultat : l’usine tourne à plein régime, ne s’arrête jamais avec la rotation des 3×8 mais cela ne suffit pas à assurer le carnet de commandes, au risque d’allonger les délais de livraison. Et on sait que les clients n’apprécient guère les retards quand ils ont fait le choix de l’achat.

La direction générale envisage donc de délester l’usine et de confier une partie de la production à Sochaux, l’usine-phare, qui elle aussi tourne à plein, avec notamment la DS 5, le 3008 et même un crossover pour Opel, dont le groupe Peugeot a récemment pris le contrôle.

Bien sûr à Rennes on se réjouit de cette conjoncture très porteuse pour les 3.500 salariés du groupe (dont environ 800 intérimaires) mais la perspective de voir une partie de la production s’éloigner suscite des réserves. Les syndicats ont donc demandé des garanties et des embauches ainsi que le lancement d’une seconde ligne de production.

Tout cela est encore au stade de l’étude globale mais confirme que l’horizon de Rennes-La Janais est bien dégagé pour quelques années au moins. Et que la production devrait connaître une montée en flèche pour passer de 100.000 à 150.000 véhicules par an.

Pierre Vincent
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