kaolin

Du papier à base de kaolin breton

Quelle est le point commun entre la porcelaine de Mamie et la cuvette des toilettes ? Elles contiennent probablement toutes les deux du kaolin. Et il vient peut-être de Bretagne puisque dans la région, plusieurs carrières sont toujours en exploitation et que d’autres ont fermé, filon épuisé. On en trouve aussi bien à Ploemeur (Morbihan) qu’à Quessoy (Côtes-d’Armor) ou à Loqueffret (Finistère) car le kaolin est une argile blanche issue de l’altération du granit. Or la Bretagne est posée sur un socle granitique et le kaolin, par filiation géologique, ne manque donc pas.

De la porcelaine aux produits de beauté en passant par la céramique et même l’alimentation animale, le kaolin se décline dans de nombreux produits, porté par sa blancheur éclatante et sa résistance aux hautes températures. Mais ce produit breton va aussi probablement entrer dans la composition de papier, du moins si les projets de la petite société Armen Paper se concrétisent.

Les déchets de carrières

L’idée en est venue à Pascal Parmentier, directeur de l’imprimerie Primset à Saint-Evarzec (Finistère-sud) lors d’un voyage à Taïwan où il a visité une entreprise fabricant de la « feuille de pierre », à partir de calcaires. Pourquoi ne pas utiliser les déchets des carrières bretonnes pour obtenir de la poudre de kaolin qui va entrer dans la fabrication de papier ? Les avantages sont selon lui nombreux puisque le kaolin évite de couper des arbres pour la pâte à papier, ne nécessite pas de grande quantité d’eau, est si imperméable qu’il peut remplacer des feuilles plastique et se révèle bien moins cher que le papier classique.

Beaucoup d’atouts qui a ont généré la création de cette société et de premiers envois de kaolin à Taïwan pour entrer en fabrication de papier. Mais le souhait du Finistérien, c’est de trouver un industriel capable d’investir dans des machines pour produire sur place de la « feuille de pierre ». Louable intention car c’est là le point faible du kaolin breton : il a souvent été exporté à l’état brut sans réelle valorisation sur place.

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider