homard

Océanopolis. Homard m’a scié

Sa mère aurait-elle fauté avec le Schtroumpf à lunettes ? Quand on voit le nouveau pensionnaire d’Océanopolis on peut se poser la question tant cet animal est étrange. C’est un homard bleu, couleur turquoise, qui semble sorti du dernier album des Schtroumpfs tant son apparence lui vaudrait sans conteste l’honneur de poser entre la Schtroumpfette et le Schtroumpf grognon. Avec un petit bonnet sur la tête, il serait comme chez lui.

Mais pour l’instant, son domicile c’est Océanopolis à Brest où ce specimen rarissime va vite devenir la coqueluche du pavillon Bretagne. Et comme un homard peut vivre jusqu’à 40 ans, on peut prédire que quelques millions d’admirateurs, au total, vont en pincer pour lui, du moins si la vie en bassin ne perturbe pas son métabolisme. Comme c’est un animal plutôt sédentaire, contrairement à la langouste, il devrait ici voir la vie en rose.

Péché au large des Côtes-d’Armor, ce homard n’a pas fini au bouillon. Et c’est d’autant plus judicieux qu’il est presqu’aussi rare que le crabe aux pinces d’or. Un sur deux ou trois millions, affirment les spécialistes en indiquant que c’est une anomalie génétique qui lui vaut cette couleur très singulière. La carapace d’un homard, expliquent-ils, va de pigments de couleur orange aux pigments bleus qui se mélangent pour donner une couleur tirant sur le brun, du moins avant cuisson. Mais là, seuls les pigments bleus ont surnagé, donnant cette superbe couleur de pierre précieuse. Du reste, homard bleu ne sera pas la seule originalité chromatique du bassin d’Océanopolis. Il a rejoint un congénère de couleur uniformément orange. A croire que chez les homards aussi, la mode est au flashy.

Lire >>> Le homard breton face au conteneur-vivier

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