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Le Minor. Un fleuron breton très en vogue au Japon

Le Minor fait partie de ces vieilles marques emblématiques de la Bretagne qui ont traversé le temps et survécu au rouleau compresseur des importations d’Asie. La santé de la société propriétaire de la marque (La manufacture bonneterie lorientaise) devenait cependant chancelante au fil des ans, face à une concurrence de plus en plus féroce. Mais le Minor retrouve des couleurs. Reprise l’an dernier par deux jeunes entrepreneurs, à peine trentenaires, l’entreprise morbihannaise affiche un chiffre d’affaires en croissance de 35 % sur un an, à 2,2 millions d’euros, et l’effectif de la manufacture de Guidel est repartie à la hausse. 11 embauches nouvelles pour un effectif de 33 personnes.

L’attrait du Made in France

Jerôme Permingeat et Sylvain Flet, les deux jeunes dirigeants, se sont attaché le concours d’Alain Sourisseau, un spécialiste des reprises d’entreprises pour donner un nouveau souffle à la production.

Réorganisation de l’entreprise, formation interne, transmission des compétences à la jeune génération, restauration de la confiance de la clientèle… Depuis la reprise, le 1er juin 2018, les deux trentenaires ont apporté leur dynamisme et un regard nouveau sur les productions Le Minor dont 90 % partent à l’exportation. Le Made in France garde une haute valeur ajoutée, surtout au Japon premier client, et de loin, de la marque bretonne. Pour les Japonaises, la marinière symbolise le vivre à la française et le rafraîchissement de la gamme, en couleurs comme en coupes, a eu d’heureux effets sur le volume des ventes dans les boutiques haut de gamme de Tokyo et d’ailleurs où la marque Le Minor est présente depuis une vingtaine d’années.

Reprise de Fileuse d’Arvor ?

Les deux jeunes entrepreneurs ne veulent pas se contenter de ces chiffres flatteurs à l’export. Ils veulent aussi se renforcer sur  le marché français à l’heure où la qualité retrouve de l’attrait auprès des consommateurs, un peu lassés des produits bas de gamme à l’existence éphémère. Après cette première année prometteuse, ils n’hésitent pas d’ailleurs à prendre des risques comme en témoigne le plan qu’ils viennent de déposer pour la reprise de Fileuse d’Arvor, société quimpéroise qui vient d’être mise en liquidation. Le tribunal se prononcera le 11 avril sur l’avenir de cette société pour laquelle deux autres repreneurs sont candidats.

Pierre Vincent
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