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Le retour du ministère de la Mer

C’était une revendication des nombreux secteurs bretons liés à la mer. Ils voulaient à nouveau un ministère à part entière, alors que depuis sa création sous la première présidence de François Mitterrand en 1981, ce ne fut pas toujours une préoccupation majeure de l’Elysée et Matignon. Le ministère fut souvent ramené au rang de secrétariat d’État et même de simple Secrétariat général comme c’était encore le cas jusqu’à ces derniers jours.

Mais Emmanuel Macron avait déjà, à l’occasion de plusieurs discours, laissé entendre entendre qu’il fallait accélérer « la stratégie maritime », et plus encore depuis que le coronavirus a mis en évidence de nombreuses faiblesses de l’économie française. Et la nécessité de les relancer.

La mer en fait partie, surtout quand on sait que l’économie maritime mondiale devrait doubler d’ici 2030 et que la France, baignant dans un très vaste outre-mer, possède le deuxième domaine maritime de la planète.

En toute logique, l’Elysée et Matignon ont donc décidé de se doter d’un ministère de plein exercice pour s’occuper tout à la fois de pêche, de transport maritime, de constructions navales, d’énergies renouvelables, de biodiversité, de biotechnologies… Et d’avoir une voix qui porte à Bruxelles, surtout à l’heure où le Brexit met sur la table les délicates questions maritimes.

C’est Annick Girardin, élue de Saint-Pierre et Miquelon (mais née à Saint-Malo) qui a été nommée à ce poste où cinq Bretons l’ont précédé, comme ministres ou secrétaires d’État : Louis Le Pensec, Ambroise Guellec, Jean-Yves Le Drian, Charles Josselin et François Goulard.

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