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Bretagne. Un max de masques !

Quelle mobilisation  ! Dans toute la Bretagne, des centaines et des centaines de couturières sont à l’oeuvre pour fabriquer des masques en tissus. Le temps laissé par le confinement et les rapports créés par les réseaux sociaux ont soulevé un véritable engouement, à la fois pour avoir une activité utile en ces jours de désœuvrement mais aussi parce que le tissu associatif breton est l’un des plus denses de France. C’est par son intermédiaire ou par des petits réseaux spontanément créés que la Bretagne est devenue un atelier gigantesque où s’activent des centaines et des centaines de petites mains, même si leur rendement ne parviendra jamais à atteindre celui des machines, capables d’en fabriquer à la chaîne à une cadence de marteau piqueur.

Armor-Lux à l’avant-garde

Mais les entreprises, elles aussi, se sont résolument engagées dans la fabrication. Avec Armor-Lux en fer de lance, parmi les premiers de France à se lancer résolument dans la fabrication de masques tissu avec une soixantaine de couturières à l’oeuvre, capables de produire jusqu’à 300.000 masques par semaine. « Cela ne remplace pas notre activité au point mort mais on évite le chômage technique », détaille Jean-Guy Le Floch, le patron de l’entreprise, tout de même catastrophé par la fermeture obligatoire de tous ses magasins où les collections sont en place depuis déjà deux mois. Lundi, il respirera mieux.

Pas loin de là, chez Le Minor à Pont-l’Abbé, autre marque emblématique de la Bretagne, on s’est également mis aux masques en tissus mais avec des rendements bien moindres, l’entreprise n’ayant plus le périmètre d’activité qu’elle eut jadis. Idem chez Dalmand Marine à Paimpol, entreprise spécialisé dans le caban et qui s’est elle aussi mise aux masques tissus réutilisables grand public, à hauteur de 15.000 par semaine. C’est le cas aussi pour Roscoff voileries qui après avoir récupéré deux machines à Brest et embauché du personnel en CDD est capable de fournir 6.000 masques par semaine. Et la demande ne manque pas, notamment de la part de collectivités locales qui veulent complètement assurer leurs arrières.

130 millions de masques à Ploermel

Mais la palme de la production en série revient à aux Celluloses de Brocéliande, filiale du groupe Intermarché implantée à Ploërmel (Morbihan). Cette unité qui fabrique habituellement environ 3 millions de couches par jour a acquis des machines et annonce pouvoir produire d’ici à la fin de l’année jusqu’à 130 millions de masques FFP2 et chirurgicaux, destinés au personnel médical. Dans les années 2000, cette unité avait également déjà produit des masques.

Enfin, on rappellera que sur le site historique du Joint Français à Saint-Brieuc, deux projets sont en cours de montage. L’un porté par un industriel suisse, l’autre par des collectivités locales et régionales. Mais il n’en restera qu’un à l’arrivée.

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